Volume suite

Deux droits de suite, après l’article sur le volume :

-la réponse de l’OIV à mon interrogation sur la suppression de la notion « d’équilibre du marché » :

7Message un peu court et sibyllin qui m’a amené à re demander des précisions : « cette donnée même estimée et imparfaite (l’usage de vins destinés à l’industrie étant évaluée entre 28 et 35 millions d’hl) permettait une analyse tendancielle intéressante qui, si je ne me trompe, était commentée régulièrement par M. Castellucci quand il était Directeur de l’OIV. » : à suivre.

-mon commentaire à la réaction de Frédéric Carreyre :

« Suite à ces chiffres édifiants, je ne comprend pas tout. Nous avons depuis le début de l’année quelques indicateurs qui passent dans le rouge : le départ de Magrez, le départ de Castel vers l’Espagne pour acheter ses vins de table, un effondrement des cours du bordeaux rosé, des grands crus classés qui se mettent à faire du vin de table, les mêmes grands crus éjectés de la GD traditionnelle … mais disponibles en Hard Discount etc… Et au milieu de tout cela le tonneau de bordeaux rouge resta ferme aux alentours de 1 200€ ce qui me parait plutôt être une bonne nouvelle. Alors du coup, Fabrice, qu’en penses tu ? »

L’année 2014 a été une année catastrophique pour Bordeaux : chute des ventes France et export, volume et valeur, érosion des parts de marché… aujourd’hui, après la tourmente du millésime 2013 (grêle et envolée des cours), les choses semblent en effet plus « normales » comme le calme après la tempête (ou entre deux deux tempêtes !). Mais les problèmes structurels demeurent : on peut se réjouir d’un tonneau à 1 200€ quand on se souvient qu’il baissa à 800. On sait cependant que cette donnée est un piètre indicateur de la réalité économique des exploitations.

Le marché n’est plus un lieu de confrontation entre offre et demande, le vin n’est plus un produit de nécessité mais de plaisir dont on peut se passer : les informations qualitatives que rappellent Frédéric nous montrent la faible dynamique stratégique de Bordeaux et des filières viticoles françaises.

Beaucoup et avec dynamisme s’en sorte bien mais il manque un dessein collectif pour que naisse une ambition, celle par exemple de retrouver la place de leader mondial.

 

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