Une fusion, et alors ?

se fait l’écho de la fusion de deux caves coopératives bordelaises Sauveterre-Blasimon (déjà issue d’un regroupement) et Baron d’Espiet. Lire l’article ici. La communication de l’évènement est frappante et significative : la « force commerciale » mise en avant réside dans la capacité à produire et dans les investissements réalisés au plan technique (12 millions d’euros pour les deux entités en cuverie et en « chai dédié aux activités pré-fermentaires »).

Cette nouvelle traduit une tendance lourde en Gironde comme dans beaucoup de vignobles français, celle d’une concentration où la force volumique serait l’alpha et l’oméga stratégique.

Pourtant, les résultats tardent à venir : à Bordeaux, un ancien dirigeant de l’interprofession ose souligner que la faiblesse de la filière tient d’abord à celle de ses coopératives.

Dans ce dernier exemple, comme dans d’autres, on ne voit pas de stratégie réelle pour l’aval, comme s’il n’existait aucun modèle alternatif. Triste défaut que celui de ne pas chercher la valeur par la vente, de ne pas tirer d’une analyse contextuelle, des choix clairs, chiffrés et datés.

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