Tire-bouchon

contre l'alcoolChaque fois que l’Anpaa, le gouvernement ou ici l’INCA (Institut National du Cancer) sort une campagne anti alcool, le mode du vin se réveille, s’insurge, pétitionne… et puis plus rien.
Depuis des années, et sans pour autant approuver le délire hygiéniste anti vin de certains, j’affirme qu’il faut que Vin&Société comme tous les organismes interprofessionnels s’associent aux pouvoirs publics, participent aux programmes de santé pour éviter que le vin se retrouve à chaque fois stigmatisé.
Certes le vin pèse encore en majorité dans la consommation d’alcool en France mais il n’est pas un danger direct pour les jeunes par exemple ; on le sait, il peut même être bon pour la santé à dose maîtrisée. Alors pourquoi le vin et pas les autres alcools ? Les alcooliers – à l’exemple de Ricard – ont compris comment échapper aux fourches caudines gouvernementales : ils financent ses campagnes, offrent des kits « capitaine de soirée », interviennent pour faire de la prévention.
Tout comme les acteurs du vin, ils ne veulent voir leurs marques associées au risque, à la maladie ou à la mort.
Cessons donc ces réactions légitimes mais épidermiques, contre productives aux yeux du grand public, des consommateurs comme des médias qui ont vite fait de dénoncer les « pinardiers » irresponsables.
Comme Educ’alcool au Québec, comme les vendeurs de spiritueux, actons la consommation responsable abondamment promue par Vin&Société et par magie, les références au vin disparaîtront des visuels publicitaires anti alcools.

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