Série de l’été : gouvernance & investissements

Voilà qui résume bien la situation de notre filière…Mais alors, quoi faire, comment faire et surtout qui entreprendra la révolution (car il s’agit bien de ça !!!) nécessaire au remaniement qui nous donnera l’énergie pour avancer autrement ?
Le sujet est vaste et risque de faire grincer des dents…

Commentaire de Nathalie Feydieu productrice à Blaye (33).

Pour évoluer dans le sens présenté dans l’article ici, il me semble que la « révolution » n’est pas nécessaire ni souhaitable : ne revient-elle pas en effet à jeter le bébé avec l’eau du bain ? On peut s’envisager une inflexion forte de la gouvernance et des choix stratégiques ; pour cela, comme dans tout corps constitué démocratique, il faut s’investir dans l’engagement et l’action politique : être élu, se regrouper, réfléchir à des propositions d’actions alternatives représente une solution.

Une autre est de se constituer en exemple individuel ou collectif pour montrer le chemin : une des conséquences de la « crise viticole » a ainsi de pousser de plus en plus de producteurs à commercialiser par eux-mêmes et en direct. La création de la coopérative Sauternes Vignerons pour affronter ensemble la déliquescence de l’AOC commune est une autre.

Pour ce qui est des investissements, là encore, leur répartition peut être modifier : au niveau public, les enveloppes OCM vin, ministérielles ou des collectivités locales, peuvent – doivent – re ventiler vers plus d’opérationnel, favoriser l’aval plus que l’amont (relire ici l’utilisation actuelle de l’OCM). Au niveau individuel, chaque producteur peut – doit – évaluer les investissements réalisés ces vingt dernières années, en établir le bilan pour voir s’il n’est pas plus adapté et efficace aujourd’hui, de booster là encore ses budgets de développement commerce / marketing.

Les pistes comme les potentialités existent ; il est cependant difficile de les confronter jour après après jour, à cette sorte de rouleau compresseur négatif et passéiste du « on ne peut rien y faire ».

One comment

  1. Dheilly dit :

    La coopération est une innovation sociale « fille de la nécessité », lorsque l’environnement ne permet la réalisation des projets de ses membres, pris individuellement. Face à une concurrence exacerbée et une évolution des habitudes de consommation,la mise en commun des moyens dans le prolongement de l’exploitation viticole n’est plus suffisante. Intégrer l’aval et les marchés est un bon début, l’implication de ses adhérents est essentielle …

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