Série de l’été

Image 1Dans cette approche d’une viticulture intégrée, décomplexée en somme, l’axe d’avenir me paraît être une valorisation générée par l’aval, par la maîtrise de la vente : la marge générée par un chiffre d’affaire, le nombre de bouteilles ou équivalents vendus qui doit couvrir le potentiel de production, est à l’avenir et sur un temps long, le facteur de la création de richesse dans une entreprise viticole.

Elle garantit aussi l’indépendance économique du vigneron, ses revenus, et sa capacité à investir et transmettre : longtemps on a donné à croire que la qualité du produit seule permettait d’assurer la réussite ; cette indispensable progression du contenu a atteint un seuil difficilement dépassable. La qualité est même devenue un minimum pour pénétrer un marché.

Ainsi, en complément des multiples labels qui normalisent la production, pourrait-on voir se mettre en place, une reconnaissance de la qualité de la commercialisation. Plutôt que de se gargariser de vastes projets creux (l’agro-écologie ?!), cette libération de l’énergie, ce volontarisme positif pourrait servir d’utopie concrète* pour mobiliser les acteurs des filières.

Les critères posés sont simples :

-mise en bouteille à la propriété et origine garantie,

-commercialisation en direct,

-ouverture minimale sur l’export,

-mise en place d’outils vente / marketing (bilan commercial dynamique, gamme argumentée, positionnement prix et budget trade marketing),

-garantie logistique aux professionnels (0 rupture, 0 stocks),

-suivi permanent des clients,

-discours, méthodes et actions qui partent et se mettent au service du consommateur,

-anticipation sur 12 mois minimum de l’activité.

Une sorte de commerce équitable donnant aux distributeurs la possibilité de communiquer sur leur participation au revenu décent du producteur, peut même couronner cette HVC.

Ce chantier, car il ne s’agit là que de quelques idées jetées en pâture à la réflexion, ne vous donne-t-il pas envie de suggérer vos pistes, de critiquer et de participer ? A vos commentaires…

*à suivre dans un prochain article.

One comment

  1. Dheilly dit :

    Donc pour créer de la richesse dans une entreprise viticole, il faut créer de la valeur tout au long du cycle de vie du produit, en y intégrant ses acteurs jusqu’aux consommateurs,

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