Responsabilité

Image1Avec beaucoup de bon sens et de pertinence, Frédéric Guyard, chef de rubrique vins à Rayon Boissons, donne chaque mois une illustration des faits et méfaits de la filière.

En janvier, au travers d’une anecdote assez fréquente, il rappelle une évidence souvent niée par les producteurs de vins.  Aux yeux du consommateur, ils sont responsables de leur produit depuis la pied de vigne jusque dans sa bouche ! Le prix, la présentation, le marketing, la distribution, l’image et bien sur la qualité sont imputés au vigneron et à lui seul. Qu’il soit acheté chez Carrefour, Nicolas ou Fauchon, sur l’étal d’un caviste de quartier, sur internet ou bu sur la table d’un restaurant, le vin appartient à celui qui l’a produit. Sa mise en marché ressort de son travail.

Plus largement cette vérité vaut aussi pour tous les autres denrées agricoles : si la tomate est trop chère, ce n’est pas de la faute de la grande distribution mais bien de son producteur.

Plutôt que de s’en lamenter ou de s’en indigner, le vigneron doit saisir l’extraordinaire lien qui l’unit ainsi à son consommateur comme une chance tout autant une comme une contrainte. A lui de maîtriser sa mise en marché, d’imposer sa vision, son positionnement, son identité ou ses valeurs ; il sera le gagnant aux yeux du consommateur et même s’ils n’osent l’avouer, répondra aux attentes de ses distributeurs.

Voir ici le site de Rayon Boissons.

3 comments

  1. Frédérique dit :

    Bonjour, je ne suis pas d’accord souvent lorsque le courtier vient acheter un lot il ne vous dit pas systématiquement pour quel marché il s’agit. Oui nous demandons à chaque fois . Vous signez un contrat avec nom de château. Puis cela ressort quelques années après chez un destockeur à un prix défiant toute concurrence . Nous ne connaissons pas le prix de vente , la quantité qui a été vendue avant d’être déstockée . Alors jusqu’à quel point le vigneron est responsable de sa mise en marché puisque lorsque la GD n’en veut plus il le jette.

    • Fabrice Chaudier dit :

      Bonjour, je suis surpris de votre réaction ; bien sur que le producteur peut être « victime » d’un intermédiaire voir d’un distributeur, ce qui est déjà beaucoup plus rare. Mais son but doit être de maîtriser cette mise en marché car, qu’il le veuille ou non, le consommateur le voit comme seul responsable de son vin. Ce lien est à préserver et il faut tendre à cette maîtrise optimale de ses produits. La vente à l’aveugle ne peut s’effectuer avec son nom, sa signature, sa marque …

  2. Olivier Metzinger dit :

    Ce n’est pas faux, cela fait un certains nombres d’années que je ne vends mes nom de châteaux ou marques uniquement mis en bouteille sous ma responsabilité, avec le choix de mes fournitures (ce n’est pas la garantie Zéro défauts mais cela limite grandement les catastrophes).
    C’est une décision qui me coûte très chère en apparence (je gagnerai 100 ou 200 euros de plus par Tx par rapport à des vrac génériques) mais l’image de mes vins peut être anéantie en 15 secondes si un négociant s’approvisionne mal en bouchon, ou autres.
    Ceci m’est arrivé il y a plus de 15 ans. C’est des bouchons fait pour bouteilles debout m’a expliqué l’acheteur si on couche il y a de forte chance que cela coule, mais sur palette et en rayon c’est debout, donc il n’y a pas de problèmes…
    Et si le consommateur la couche ai je osé demandé, réponse: on s’en fou c’est vendu.
    Ceci n’étant pas ma manière de faire je me suis réapproprié certaines choses.

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