Regardons le consommateur

« Durant ces 10 dernières années, la politique menée par l’interprofession a été de vouloir mettre en adéquation l’offre et la demande en influant sur l’offre. Cette stratégie n’a en rien changé les prix de vente des producteurs ni amélioré notre situation économique.

Cette attitude qui consiste à faire croire qu’une régulation de l’offre influence les prix, et amène à diminuer l’offre pour accompagner la chute de la demande ne risque pas de nous sortir de notre sous-valorisation récurrente. C’est une spirale effrayante dont il faut sortir. On ne peut pas se permettre d’attendre la coulure, le gel ou la grêle comme on peut souhaiter « une bonne guerre » pour redresser l’économie de la filière. On ne peut pas non plus diminuer encore les rendements et la rentabilité de nos exploitations.

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Le marketing de l’offre s’il est  parfaitement adapté aux Grands Crus Classés et au marché du luxe,  est par contre inadapté aux petits crus qui représentent 95% de notre production. Il faut regarder la demande et remettre le consommateur au centre du débat.  Nous devons analyser les comportements d’achat pour les traduire en actions.

Regardons le consommateur : il est l’acteur principal, il achète un vin pour satisfaire un désir réel. Le consommateur remplace la notion de demande, le vin est passé de boisson aliment à une boisson support de recherche de plaisir occasionnel. Une récente étude de « Wine intelligence» montre que la quasi-totalité des consommateurs de vin en boivent à l’apéritif et que cette consommation devient de plus en plus fréquente. On note d’ailleurs une attente forte de vins qui offrent du fruité auprès des jeunes consommateurs et un souhait d’en savoir plus sur les vins (commentaires de dégustation, accords mets-vins). » Stéphane Defraine, président de l’ODG Entre-2-Mers.

Lire la news Entre-2-Mers juin 2014.

 

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