Petites bulles…

La concurrence sur le marché des bulle relaie celle entre vins tranquilles à un gentil jeu. Les Champagne se heurtent aux effervescents qui ont vu débarquer en masse les vins étrangers, italiens et espagnols en tête. A coups de millions de bouteilles et de promotions, ce secteur se développe sur des bases très différentes : les AOC côtoient les mousseux basiques, les marquent triomphent, distributeurs et consommateurs profitent de cette ébullition permanente.

Quand on observe le palmarès des marques, on distingue un phénomène que certains opérateurs voudraient dupliquer dans les vins tranquilles : Freixenet et Villa Véroni (leaders des bulles étrangères, numéros 3 et 10 du marché) s’appuient sur des structures nationales (Yvon Mau et Castel) pour conquérir la France.

Elles brouillent les pistes et l’identité, en jouant sur des ambiguïtés d’origine que reprennent des marques françaises : un nom qui fleure le terroir, une étiquette et un marketing qui mettent en avant les cépages mais un contenu espagnol ou italien. De Castel (encore) aux MDD (marques de distributeurs) cette confusion industrielle se multiplie, avec pour explication le manque de disponibilités volume. Fausse barbe pour un modèle qui vient des vins effervescents moins liés à l’AOC (un gros tiers des ventes) et qui répond à des objectifs court termistes de rentabilité immédiate…

Aux consommateurs de trancher.

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