Vinexpo, double face

Côté pile.

un salon pourquoi faire

Que se passe-t-il vraiment à Vinexpo ?

On se lasse très vite d’un salon quand on a pas grand chose à y faire… des conférences qui tournent en rond, des stands démesurés qui soulignent surtout la division des metteurs en marchés français face aux étrangers agressifs et regroupés, un écrin somptueux sans contenu qui révèle plus d’espaces non occupés que les précédentes éditions.

Beaucoup d’acheteurs le disent de plus en plus ouvertement : Vinexpo, n’est plus un salon de business. lire la suite

Vinexpo 2017, double face

Côté face.

De façon Incontestable, Vinexpo est une exceptionnelle vitrine, unique, mondiale et qui pour cette année a augmenté sa qualité de présentation et de services : des espaces plus ouverts, de vrais lieux de rendez-vous, des abords mis en valeur, accessibilité, etc.

Zone de réception ouverte à tous, paradisiaque …

Bordeaux, il ne faut jamais cessé de le rappeler, garde la notoriété la plus étendue, la plus large qui sert de locomotive à tous les vins français.

Un acheteur anglais me dit que cette plus-value reste incontestable, un atout majeur à exploiter : un produit français aura toujours un avantage sur un autre, une crédibilité qualitative, authentique, historique. lire la suite

Ce qui nous lie

Ce qui nous lie : la vigne, le vin et la vie

 

Parfois, il faut se laisser envahir par l’émotion même si rien ne la justifie, même si elle se limite à une impression forte, fugace, qui nous étreint et puis s’en va. Enfin un film qui montre de vrais vignerons, loin de ceux qui vous jettent leur argent, leur nom à la figure, loin des buveurs d’étiquettes, des faiseurs de mots incompréhensibles, de ce verbiage technico-savant qui éloigne tant les consommateur du plaisir de boire.
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Série de l’été 2017

agriculture en FrancePour la 4ème année, je vous propose de profiter des flâneries estivales pour développer un sujet : après l’analyse du livre Vino Business en 2014 (toujours si pertinent, relire ici), l’Utopie de Thomas More en 2015 (intemporel, ici) et en 2016, une approche de la viticulture intégrée (théorie à retrouver ici), il me semble intéressant à l’heure où s’installent un nouveau Président et son gouvernement, de repréciser le rôle de l’agriculture, d’affirmer au delà de son importance, ses enjeux et d’exposer des objectifs d’avenir, une stratégie nationale.

À rebours des pensées exposées dans les médias, vous (re)découvrirez au fil des semaines les fonctionnalités et contraintes de l’agriculture (nourrir, localiser, protéger, apporter plaisir et culture), ses buts réels (vivre de son travail, vendre, exporter le « soft power » français) et le dessin de réformes ou d’axes clairs, simples, mesurables et ambitieux.

Oui beaucoup d’ambition, je le reconnais, qui je l’espère vous fera réagir, commenter, proposer.

 

Le lait, thermomètre de l’agriculture française

S'en sortir par le haut

Fake news ?

Il convient de commencer par un paradoxe un peu fou : imaginez un patron en grève, bloquant sa propre usine parce qu’il ne gagne pas à assez d’argent ; attention, il ne s’agit pas d’un salarié mais bien du propriétaire qui reproche à son directeur de lui verser un revenu ne lui permettant même pas de vivre de son travail. Impossible ? lire la suite

Réchauffement climatique

Tout autour du globe, les vignerons se préparent aux évolutions climatiques qui vont perturber dans les décennies à venir, le paysage de la production mondiale : en Australie, un des pays les plus touchés, une réflexion autour du matériel végétal est ainsi engagé : lire ici.

Source : ABC news Australia, média audiovisuel public.

Le Brexit et le vin

comprendre les enjeux du Brexit

Qui peut encore prétendre que le Brexit n’aura pas de conséquences économiques ? L' »UK trade policy observatory » publie ici une étude qui montre les prévisibles impacts de la sortie de l’Union Européenne dans le domaine du vin : une hausse des prix à la consommation jusqu’à 22% pourrait intervenir ; conjuguer à la perte de pouvoir d’achat des anglais, elle limiterait les importations de près du 1/3. Les acteurs du marché se tourneraient alors vers les pays de la zone euro où la concurrence s’exacerberait. En bref, des tensions fortes et des débouchés en chute (le marché britannique reste un des plus dynamiques à l’importation)… réjouissant !

Gel, etc.

revue britannique lu par près de 500 000 personnes diffuse comme information « le gel à Bordeaux provoque une hausse de 20% des prix » ; la bonne communication continue, ce genre de prévision risquant de faire fuir les acheteurs. A lire :

Bordeaux frosts to cause 20% price hike

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Gel : des bilans toujours aussi prudents que provisoires

S’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il convient aussi d’éviter de crier avant d’avoir mal ! Petit rappel : »En attendant la floraison, les représentants du vignoble se montrent pour le moins réservés sur les impacts productifs du gel. Entre les vignes touchées repartant mieux que prévu, et des vignes que l’on imaginait épargnées qui dévoilent des dégâts conséquents. » lire la suite ici.

Défi export suite

résume parfaitement ici la situation de la France à l’international tant pour les vins que pour les spiritueux. Une analyse intéressante centrée sur ce que les filières disent de la situation dont on peut avoir une vision différente : il semble en effet que les professionnels trouvent des explications qui leur sont extérieures – des millésimes porteurs en terme d’image, de qualité ou de volume, une valorisation unitaire, la parité €/$, le comportement et la situation des concurrents, etc. Comme si, mais après tout n’est-ce pas le cas ?, n’existait aucune stratégie collective voir individuelle et que les opérateurs se laissaient porter par le contexte.

Il faut réaffirmer comment se conquièrent des parts de marché : pour s’imposer, il convient de vendre ce que l’on produit – le potentiel volume de son vignoble ; à partir de cet acquis quantitatif, la part de marché valeur s’établit si on maîtrise et impose son positionnement prix. Le CA n’est qu’un résultat déduit de ces deux éléments : mettre en marché la totalité de sa récolte et lui donner un prix en amont ; ainsi si vous avez 20 hectares et une autorisation de 55 hl/ha, vous devez vendre 146 000 bouteilles (objectif part de marché volume) ; si votre positionnement est de 5,5€ TTC et votre prix minimum à 2,5€, votre CA minimum s’élèvera à 365 000€ (part de marché valeur). Cette approche s’applique à une appellation ou une zone de production, à un pays tout entier : elle oblige à prévoir ses choix stratégiques.

Une révolution ou une gestion ultra classique d’entreprise que seule l’agriculture semble ignorer ?