Où va Bordeaux ?

Les chiffres tombent comme autant de couperets et pourtant rien ne semble troubler Bordeaux : le niveau des cours de vrac (autour des 1 200€ le tonneau pour le rouge) tient lieu de bouée à laquelle se raccrocher ; l’impact de la très faible récolte 2013 permet d’espérer une reprise, des jours meilleurs d’autant que les millésimes suivants sont plus abondants et qualitatifs.

Les résultats pourtant sont têtus : l’export ne repart pas, plombé par le mono marché chinois ; que dire de la France :

Image1la grande distribution, morose pour les AOC, voit Bordeaux sous performer et s’effondrer pour son appellation principale (-40% depuis 2002). Et la faiblesse de la disponibilité n’explique rien tant le phénomène est ancien, durable et massif.

Il se confirme en hard discount (-16%) et à l’export (-9%). Contrairement au passé, la valeur ne sauve pas le bilan avec une baisse globale de 2%.

Comme un paradoxe ultime, de nombreux vignerons voient dans le même temps, leur commercialisation se développer au point de manquer de vin !

Comment comprendre la situation ? Probablement en écoutant les différents acteurs de la filière : certains croient encore à une logique mécanique d’offre et de demande qu’il faudrait connecter, suivre, anticiper, servir.

Ils attendent et constatent…

D’autres moteurs de leurs résultats, vont à la rencontre du marché, des consommateurs et des distributeurs : en phase à sa réalité économique, sa dynamique et son état relatif de pénurie, ils se démènent pour vendre et y arrivent. Leur poids ne suffit pas à insuffler une dynamique collective mais négociants ou producteurs, ils montrent l’avenir : pourquoi tous ne s’y engouffrent-ils pas ?

 

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