Magrez, suite

Bernard-Magrez

Bernard Magrez (copyright JDD/Maxppp)

L’article paru le 18 juin (à relire ici) où était relayé son choix d’abandonner toutes ses propriétés bordelaises a amené quelques remarques depuis Linkedin (ici).

Face au silence de la presse sur un sujet pourtant majeur,voici donc ces réactions.

Christian Denolf (sommelier) : Mais bonne nouvelle pour les régions vers lesquelles il se tourne en termes de potentiel de croissance. Et un coup de semonce pour les autres.

Denis Marsan (consultant vin Canada, ex-SAQ) : Je fais confiance a la vision de l’homme, il ne fait jamais rien pour rien ! A suivre …

Sylvie Esmonin (vigneronne Gevrey Chambertin) : Désolée d ajouter un commentaire non commercial mais on n’abandonne pas ses »petits » quand ils ne sont plus assez rentables. Évidemment je parle avec l’amour de ma terre et de mon métier …

Frigord Cornu-Rigord (Toulon) : Malheureusement pour Bordeaux, je pense qu’il a raison ! On ne peux pas jouer sur tous les tableaux et le fait que les crus bourgeois se détournent du négoce et créent leur propre commercialisation est un signe. Le Négoce a pourtant fait beaucoup pour Bordeaux. Affaire à suivre…

Johann Klaus-Graeber (designer Paris) : Cela me rappelle un autre grand homme des vins, le Champenois Joseph Henriot, qui a cherché à investir en Bourgogne en 1995 … Bouchard Père & Fils, depuis cette date dans les mains de la famille Henriot … et c’est une réussite remarquable !

Bruno Marie (Saint Emilion & Vignobles de Bordeaux SARL) : Oui mais bon, il conserve les grands crus classés, donc il part un peu mais pas complètement.
Alors pas trop inquiet sur le devenir du Bordelais.
Il quitte la femme pour une maîtresse !

Patrick Hateau (consultant Bordeaux) : L’échec d’un seul homme sur un terrain de jeu n’est pas toujours synonyme d’une défaite collective !

Stéphane Defraine (vigneron Bordeaux) : La collaboration est de plus en plus difficile entre des acteurs dynamiques et imaginatifs comme Bernard Magret et un système rigide et absurde. Relire ici sa réaction complète.

Vincent Doreau (chargé de développement Clermont Ferrand) : Bernard Magrez est un homme d’affaire. Pourquoi croire en la fin du vin bordelais plutôt qu’a la mondialisation d’autres vins français. Le bordelais a aujourd’hui bonne presse sans le monde que n’ont pas d’autres régions qui mériteraient peut être de l’être.
Pourquoi ne pas voir une bonne nouvelle dans ces choix ?

Olivier Metzinger (vigneron Bordeaux) : M Magrez comme tout homme d’affaires sait compter. Faire du Bordeaux à 54 hl / ha avec le cahier des charges correspondant, ce n’est pas compliqué de comprendre qu’il faut fuir.
On ne peut pas gagner sa vie, sauf sur des marchés de niche, mais on ne commercialisera pas toute la production des AOC Bordeaux de base (oupsss j’oubliai qu’il faut bannir ce terme)sur ces marchés…
Il y a le même ressenti du coté de Grézillac, c’est logique, c’est juste ce que je dis, ce que j’écris depuis 10 ans.
Mais le CIVB a LE Plan Bordeaux, ci après un résumé.
(TOUT VA BIEN, JE VAIS BIEN…)
Les faits sont têtus, on va dans le mur, c’est le résultat de l’économie dirigé.

A propos de Bernard Magrez… ne perçoit-il pas les difficultés actuelles du bordelais comme durables, voir irrémédiables ? Et dire que mon « vieux » notaire,homme d’expérience s’il en est, vient de m’expliquer que le seul moyen de réussir à « Bordeaux » c’était de partir le plus vite possible…comme quoi!

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