Magrez, comme un symbole

2C’est une très mauvaise nouvelle pour Bordeaux et il faut espérer qu’elle soit plus un exemple qu’un symbole !

Bernard Magrez quitte Bordeaux … enfin, il cède tous ses châteaux hors grands crus classés qui sont vendus par la place. Officiellement il refuse de continuer à concurrencer les négociants, ses acheteurs !

Pourtant il faisait cela depuis des années sans problème ; il va investir dans des vignobles d’autres régions viticoles comme le Gers, les Côtes du Rhône, le Languedoc-Roussillon ou la Provence et bien sur, poursuivre son extension ailleurs dans le monde.

Quelle pourrait être la raison réelle de ce grand visionnaire des marchés, sinon une défiance commerciale vis-à-vis de Bordeaux ? S’il s’est parfois trompé, Bernard Magrez a beaucoup plus souvent su anticiper et comprendre les enjeux d’avenir : son désengagement peut s’interpréter à minima comme un très mauvais signal. Il ne l’avouera pas restant fidèle au grands crus classés mais ne perçoit-il pas les difficultés actuelles du bordelais comme durables, voir irrémédiables ? Et quel modèle alternatif serait susceptible de redonner des perspectives à la filière ?

 

6 comments

  1. FRED dit :

    A propos de Bernard MAGREZ  » … ne perçoit-il pas les difficultés actuelles du bordelais comme durables, voir irrémédiables ? » Et dire que mon « vieux » notaire,homme d’expérience s’il en est, vient de m’expliquer que le seul moyen de réussir à « Bordeaux » c’était de partir le plus vite possible…comme quoi!

  2. Olivier Metzinger dit :

    M Magrez comme tout homme d’affaires sait compter.
    Faire du Bordeaux à 54 hl / Ha avec le cahier des charges correspondant, ce n’est pas compliqué de comprendre qu’il faut fuir.
    On ne peut pas gagner sa vie, sauf sur des marchés de niche, mais on ne commercialisera pas toute la production des AOC Bordeaux de base (oupsss j’oubliai qu’il faut bannir ce terme)sur ces marchés…
    Il y a le même ressenti du coté de Grézillac, c’est logique, c’est juste ce que je dis, ce que j’écris depuis 10 ans.
    Mais le CIVB a LE Plan BX, ci après un résumé.
    (TOUT VA BIEN, JE VAIS BIEN…)
    Les faits sont têtus, on va dans le mur, c’est le résultat de l’économie dirigé.

  3. Defraine Stéphane dit :

    La cohabitation est de plus en plus difficile entre les acteurs dynamiques et imaginatifs et un systeme rigide et absurde. La peur de l’exedent est un frein à notre capacité d’investissement et de developpement. Pire elle entraîne du déficit.
    la filière est toujours restée obnubilée par la production. Il suffit de regarder les statistiques divulguées et les prix pris en référence par la filière (ceux du vrac et de la GD). Ce comportement est révélateur d’une posture tournée sur l’offre. Les solutions existent pourtant. Il ne faut plus attendre, et s’investir dans l’étape suivante : remplir les attentes des consommateurs et vendre son vin. Personne ne le fera pour nous, sauf à y laiser sa chemise. Il y a maintenant des méthodes et des outils pour que l’industrie du vin (nous les opérateurs) réussisse à optimiser le mix marketing de ses produits.
    Il faut mettre le consommateur au coeur du débat.

  4. […] paru le 18 juin (à relire ici) où était relayé son choix d’abandonner toutes ses propriétés bordelaises a amené […]

  5. […] surprise et si peu commentée de vendre tous ses châteaux bordelais hors grands crus (voir ici), il vient de resurgir dans l’actualité en rachetant B-Winemaker (lire l’article ici de […]

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