Et dire que l’on parle encore de surproduction

Dans les colloques, les rapports ou les médias, on entend encore disserter sur la supposée surproduction mondiale de vin : ce millésime 2016 devrait être d’après l’OIV, le plus faible depuis 20 ans. Avec moins de 260 millions d’hectolitres, comment satisfaire la consommation (autour de 240 millions d’hl) et les besoins industriels (alcools, vinaigre, … autour de 35 millions d’hl). Et n’allons pas croire que la situation est nouvelle : sur les 15 dernières campagnes, 2 seulement ont été excédentaires au niveau mondial (2004 et 2013) ; le déficit sur la période (c’est-à-dire l’écart entre production et utilisation) se chiffre au minimum à 50 millions d’hl.

On peut se réjouir que la France ait limité la casse (41,9 millions d’hl produits -12%) et que son leader Bordeaux (5,5 millions d’hl) fasse le plein : mais dans ce contexte de pénurie pourtant ultra favorable, ces volumes seront-ils commercialisés ?

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