Dire les choses avec intelligence

Image1Pendant un an l’équipe de l’émission de France2 (dirigée par Martin Boudot) a enquêter sur la sur utilisation des pesticides et son impact sur la santé publique.

Mises  au pilori, les multinationales (Syngenta, Bayer, Monsanto, Dow, Basf et Dupont) dévoilent l’aspect le plus cynique de leur activité.

Ce qui surprend dans ce numéro de Cash Investigation (à voir en replay ici), c’est la posture volontairement adoptée par les journalistes : loin d’accuser les utilisateurs (paysans et vignerons en tête), ils les présentent comme des victimes parmi les autres et dénoncent industriels fabricants, prescripteurs et lobbies.

Les effets de ces produits sont terrifiant ; la passivité politique affligeante ; mais il faut retenir, souligner et féliciter cette posture éditoriale bien plus courageuse que la mise au pilori des utilisateurs.

5 comments

  1. Olivier Metzinger dit :

    Je reste assez déçu du reportage, oui ils ont accusé les firmes de la chimie plutôt que les utilisateurs, parlé des lobbys, souligné l’inaction des politiques. Je veux bien l’entendre.
    Les produits phyto ne sont pas neutre, mais il n’y a pas d’alternative propre immédiate. Le bio n’est pas la solution, car il y a des maladies contre lesquelles on ne peut pas lutter et des pratiques Bio plutôt incompatible avec l’idée que je me fais du respect des sols.
    Pas un mot sur la responsabilité des citoyens qui veulent toujours acheter moins cher.
    Les agriculteurs traitent pour faire plus de profits, sauf que les agriculteurs ne font pas de profits, c’est l’aide sociale qui les fait vivre et elle s’appelle la PAC, elle est en place pour que les peuples ne connaissent plus de famines.
    Sinon les image qui illustrent certains commentaires sont inappropriées mais très vendeuse, certaines affirmation ne me semble pas réelle par exemple 18 traitements sur une parcelle de vigne… j’en ai fait 8 en 2015 uniquement en produit de contact…
    Franchement si demain nous devons jouer à la roulette russe chaque année, je pense que vous mangerez et boirez des produits formidables venu d’autres pays (surement irréprochable écologiquement parlant) parce que beaucoup d’entre nous arrêteront l’agriculture.

    • cassy dit :

      Bonjour Monsieur,

      Je vous invite à venir voir ce qui peut être réalisé en agriculture biologique sur mon vignoble car certain propos dues à l’ignorance certainement fonds de plus en plus de mal dans les esprits, un paradoxe de notre époque.., alors n’hésitez pas a venir découvrir par vous-même qu’il y a des solutions pour avoir un discourt plus constructif.

      Cordialement

      • Olivier Metzinger dit :

        J’ai visité beaucoup d’exploitations Bio (petites et grandes), lorsque j’ai étudié la possibilité de passer en Bio il y a plus de 10 ans maintenant.
        C’est la sommes des informations collectées, nos capacités à les mettre en place et à les auto financer par la vente de nos produits qui m’a fait renoncer.
        J’imagine que si j’avais visité votre exploitation j’aurai pu changer d’avis.
        Mais je n’ai pas renoncé à mettre en place des alternatives, étant assez ouvert j’accepte votre invitation, je suis en gironde (33410) et dans l’annuaire. Bonne journée.

  2. Frédérique dit :

    Je n’ai encore pas regardé ce genre de reportage . Nous ne sommes pas fou nous savons que c’est un problème . Certains essayent le raisonné d’autres par contre ne sont pas raisonnables . Dire que nous pouvons vivre sans pesticide cela reste à voir mais je veux y croire pour mes enfants . Nous imposer des produits contre certains insectes qui nuisent , ça on ne le dit pas d’ailleurs un vigneron a été en procès parce qu’il n’a pas voulu l’utiliser . Il y a des pulvérisateurs pour éviter le gaspillage de produits , c’est du rang par rang ou presque mais ce n’est pas au point , il faut du personnel pour ça et puis c’est cher .J’ai lu des commentaires de personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent du style arracher la vignes près des maisons , « euh oui mais la vigne était là avant!!! » contraindre les vignerons à être en bio etc… Essayez sur un lopin de terre de faire pousser des légumes , des arbres fruitiers , etc et on en reparle. Il y a des solutions pour réduire cette pollution j’espère que l’on parlera de cela plutôt que de descendre toujours les même.

  3. Defraine Stéphane dit :

    Le bio est devenu un argument de marketing politique, économique, sociétal, et idéologique. Il renvoit à l’image rêvée d’une société ou le petit paysan bottes aux pieds gagne contre le méchant inductriel cravate au cou… Oposer bio et conventionnel c’est diviser la production qui n’a pas besoin de ça. Nous avons intérêt à travailler ensemble et avec les « multinationales au pilori » pour trouver des solutions.
    Tout le monde sait que les biotechnologies pourraient être une solution à beaucoup de problèmes à l’avenir, à beaucoup d’impasses dans lesquelles on se trouve aujourd’hui. Le problème c’est l’idéologie.

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