Dépressifs s’abstenir…

…à la lecture de lettre économique du CIVB : baisse des cours, chute des sorties de chais de 9% sur les 12 derniers mois (-3% pour les bouteilles, -15% pour le vrac), repli marqué des volumes export (-9% d’octobre 2013 à octobre 2014) avec la fin du miracle (mirage ?) chinois à -25% conjugué (ce qui est nouveau) avec un effondrement de la valeur (-19% ; -35% au Royaume Uni !) qui démontre que les grands vins sont aussi touchés et enfin (ouf) poursuite de l’érosion des ventes en grande distribution française (-6% sur 12 mois glissants, -12% pour les rosés).

Seule éclaircie à noter, les blancs secs continuent à augmenter leurs ventes (+3%).

La faible récolte 2013 ne peut tout expliquer et la situation des Bordeaux pourrait se caricaturer ainsi : la production des années 1990 s’élevait à 6 millions d’hectolitres (à 60hl/ha) avec un potentiel maximal de 7,5 millions d’hl (125 000 ha x 60 hl)… mais comme les ventes ne dépassaient pas 5,5 millions d’hl, les surfaces (-12 000 ha) et les rendements ont été volontairement réduits pour ne produire que ce qui était écoulé. Au nom de la qualité, du supposé équilibre offre / demande, cette politique semblait une évidence.

Aujourd’hui, la production potentielle plafonne à 5,5 millions d’hl et les ventes ont baissé à moins de 5 millions d’hl… prochaine étape : produire 5 millions d’hl ou enfin penser une stratégie de conquête des marchés pour vendre 6 voir 7,5 millions d’hl ?

One comment

  1. […] des surfaces que la France a relayé par la baisse des rendements (voir l’article «Dépressifs s’abstenir…»). La situation est devenue ubuesque puisque la consommation mondiale comme les exportations sont […]

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