Défi export suite

résume parfaitement ici la situation de la France à l’international tant pour les vins que pour les spiritueux. Une analyse intéressante centrée sur ce que les filières disent de la situation dont on peut avoir une vision différente : il semble en effet que les professionnels trouvent des explications qui leur sont extérieures – des millésimes porteurs en terme d’image, de qualité ou de volume, une valorisation unitaire, la parité €/$, le comportement et la situation des concurrents, etc. Comme si, mais après tout n’est-ce pas le cas ?, n’existait aucune stratégie collective voir individuelle et que les opérateurs se laissaient porter par le contexte.

Il faut réaffirmer comment se conquièrent des parts de marché : pour s’imposer, il convient de vendre ce que l’on produit – le potentiel volume de son vignoble ; à partir de cet acquis quantitatif, la part de marché valeur s’établit si on maîtrise et impose son positionnement prix. Le CA n’est qu’un résultat déduit de ces deux éléments : mettre en marché la totalité de sa récolte et lui donner un prix en amont ; ainsi si vous avez 20 hectares et une autorisation de 55 hl/ha, vous devez vendre 146 000 bouteilles (objectif part de marché volume) ; si votre positionnement est de 5,5€ TTC et votre prix minimum à 2,5€, votre CA minimum s’élèvera à 365 000€ (part de marché valeur). Cette approche s’applique à une appellation ou une zone de production, à un pays tout entier : elle oblige à prévoir ses choix stratégiques.

Une révolution ou une gestion ultra classique d’entreprise que seule l’agriculture semble ignorer ?

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