Cruelle nature, faire face

Deuxième étape du « suivi » des conséquences du gel : savoir réagir. L’émotion provoquée, pour être compréhensible et normale, ne doit pas devenir conseillère : elle mêne à sur réagir, à se laisser déborder par la peur, le stress, l’immédiateté.

Quand on est touché par une catastrophe naturelle, il vaut mieux se poser et respecter quelques étapes avant de prendre des décisions trop rapides : évaluer, anticiper, communiquer, servir ses clients.

-évaluer le niveau des stocks et les pertes estimées à date (avec un plus bas et un plus haut), le chiffre d’affaire et la trésorerie en cours, le montant de la couverture de l’assurance (si souscrite) ;

-anticiper : à partir de ces données chiffrées, la situation deviendra plus claire et surtout plus réelle. On peut en déduire un prévisionnel économique (avec son expert-comptable) et commercial. En général, deux scénarii se dessinent : soit la structure peut passer ce cap en jouant sur ses capacités financières et volumique (le plus fréquent pour les vendeurs de bouteilles qui « sautent » tout le millésime ou raccourcissent le passage de l’un au suivant), soit elle se retrouve démunie (pour les vraqueurs non assurés par exemple).

Bien sûr, chaque situation est différente, unique ; on ne peut tirer une solution unique ; mais avec cette base factuelle, il devient possible soit de s’en sortir, soit de demander une aide précise (aux banques ou aux financeurs publics).

-communiquer : il vaut mieux attendre jusque-là pour informer consommateurs ou acheteurs professionnels ; avoir laissé entendre collectivement ou individuellement que l’on ne produirait rien en 2017, peut mener des clients à se détourner dès maintenant, à chercher à s’approvisionner ailleurs.

-servir ses clients : il faut à partir des disponibilités évaluées, prioriser ses clients (dans l’ordre, la vente aux particuliers, les distributeurs en direct, les contrats suivis) et rassurer ceux que l’on fournira à coup sûr (« malgré les difficultés rencontrées, nous sommes en mesure de garantir vos approvisionnements).

Enfin, n’hésitez pas demander un soutien extérieur ou amical.

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