Conséquences

Comme souligné dans de multiples articles depuis un an, certains groupes français en s’internationalisant, entame une fuite en avant qui menace les assises même de la filière française : ainsi du vin espagnol remplace le vin de France dans des marques historiques et traditionnelles au marketing inchangé, une volonté industrielle se substitue à la valorisation des origines et des terroirs, l’éclosion permanente de produits de mode (rosé piscine, cocktails, vins dés-alcoolisé ou « naturels », …) brouille message et identité, …

Sans le transformer en bouc émissaire, In Vivo (Vinadéis) ne cesse de symboliser cette dérive : après moult anecdotes et soubresauts, le groupe coopératif vient de signer un accord d’approvisionnement de vrac de plus de 500 000 hl officiellement pour les marchés export … comment comprendre de telles contradictions stratégiques ou du moins de discours apparents ?

Comme le souligne l’exemple du Beaujolais, le problème central soulevé par ces tendances reste l’absence ou la faiblesse de stratégie et de « gouvernance ». Cet état de fait mériterait une analyse et une remise en questionnement plutôt qu’une facile et inefficace remise en cause, ou comme c’est plus souvent le cas, un déni qui conduit à la fuite en avant… CQFD.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


× 8 = vingt quatre