Compétitivité

2En octobre 2014, la Cogea* a publié pour le compte de la Commission Européenne une étude sur la compétitivité des vins de l’Union, définie « comme la capacité d’un système de produire et vendre durablement des biens et des services sur un marché donné, de manière à ce que les acheteurs préfèrent ces produits à ceux offerts par les concurrents« .

Voir l’étude complète ici.

1L’étude est intéressante car elle précise d’abord que les les concurrents de vins européens sont avant tout eux-mêmes sur leur marché domestique puis les NWC8 (pays du nouveau monde) : Australie, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Chili, Argentine, États Unis, Canada et Uruguay.

Plus surprenant, viennent ensuite les pays des Balkans (Serbie, Kosovo, Bosnie, Monténégro, Macédoine, Albanie et enfin dans le Caucase, la Géorgie.

Puis, elle donne des conclusions sous forme de propositions assez originales :

Compte tenu de la complexité croissante de la segmentation, il ne semble pas prudent de se concentrer seulement sur les vins de haute qualité (AOPIGP), en négligeant les vins inférieurs (vins de table, dés-alcoolisés, etc.).
Pour les AOP et IGP haut de gamme et « luxe », il serait bon d’utiliser un seul acronyme (sigle) utilisable par tous les États dans le monde entier, associé à un logo obligatoire (comme pour les vins biologiques). Pour ces vins, faut poursuivre information et de promotion, la notoriété des AOP et IGP ressortant de l’analyse comme un facteur clé de la compétitivité des vins dans les gammes supérieures.
-Pour les vins premium et super premium (cœur de gamme), l’origine est plus importante que l’étiquette (les consommateurs peu connaisseurs sont sensibles à l’histoire, à la culture et à l’image du pays d’origine) : donc, il serait opportun d’introduire dans la réglementation l’indication du pays et/ou de la région d’origine (par exemple, une marque ombrelle pour tous les vins d’un même pays – par exemple l’Italie – ou d’une même région – par exemple la Toscane). Les financement des activités de promotion de l’OCM vin pourraient être centrés sur ce type de vins.
-Il faut encourager la mise en œuvre de formation exportation grâce à la participation des organisations locales déjà existantes (par exemple, les chambres de commerce , les chambres d’agriculture, etc.). De même, le développement d’un système de veille marché pourraient transmettre aux entreprises les informations adéquates sur les changements des marchés et le comportement des concurrents.
-Il est nécessaire de surmonter les contraintes auto-imposées de nombreux cahier des charges d’AOP et IGP comme l’obligation de mettre en bouteille au sein de la zone de production, au moins pour les vins entrée de gamme.
-Il faut faciliter la création d’un système organisé de marketing collaboratif comme des gammes commune, pour surmonter la barrière de la faible taille des entreprises atteindre une masse critique, un large portefeuille exigé par les distributeurs / détaillants surtout au Royaume-Uni et États Unis. Il serait souhaitable d’encourager des plans de promotion qui comprennent l’organisation de visites de clients dans les vignobles importante en particulier en Russie, au Japon, aux États Unis et en Allemagne.
En ce sens, il faut renforcer le lien entre les partenaires institutionnels et économiques, afin de parvenir à une cohérence entre les initiatives publiques et privées.

-En clair et par conséquent, il serait souhaitable d’utiliser les fonds de la mesure de promotion de l’OCM vin pour la pénétration de marchés non traditionnels et de donner la priorité à l’utilisation de ses mesures pour l’adaptation structurelle et organisationnelle des établissements vinicoles orientée vers l’exportation.

*société d’audit italienne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


6 + huit =