Bilan du CIVB

lieu_325_p1039_grandCésar Compadre dans le journal Sud-Ouest du 30/09 (lire ici), tire un bilan de l’action de Bernard Fargues à la tête du CIVB. Au-delà c’est toute l’institution qu’il évalue au moment où son président – vigneron cède la place à son successeur négociant, Allan Sichel dont il dresse aussi le portrait.
Le journaliste insiste avec raison sur la puissance du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, de très loin le premier de France. Le satisfecit adressé liste les initiatives prises et les résultats obtenus …
Pourtant, cette double page assez inhabituelle doit laisser une drôle d’impression aux vignerons et intervenants de la filière.
Car une question se pose, toujours la même : quelle stratégie est suivie et avec quelle efficacité ?

Une structure collective dotée de moyens puissants est une chance. Il convient de le répéter comme préalable : car en ces temps de tentation populiste, le risque de toute mise en question est de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Le CIVB dispose d’un budget promotionnel annuel de 20 millions d’€ : quelle entreprise privée bénéficie d’une telle manne ?
Mais depuis toujours, les bordelais ont du mal à convertir ce formidable potentiel pour impacter concrètement la vie des producteurs ou des négociants.
La promotion se limite à une course à la notoriété et à l’image : publicité, e-réputation, formation du goût, etc. Un temps tentée par un investissement plus orienté vers le marketing de terrain (animation de lieux de vente par exemple), la filière peine à se persuader que son rôle pourrait être vraiment commercial.
Une sorte de soft power sans effet en somme.
Pourtant le plan « Bordeaux demain » se voulait stratégique et opérationnel avec un volet gouvernance et un autre consacré à la segmentation prix. Pourquoi donc les budgets ne suivent pas cette orientation, l’approfondissent, donnant au CIVB une dimension économique opérationnelle.
Pourquoi, les dirigeants offrent plus un visage de cumul permanent plutôt que d’ouverture (aux jeunes, aux bios, aux alters ou autres activistes de tout bord) ?

Ce qui se fait déjà (kits pour les restaurants, présentoirs grande distribution, mise en avant des vins « abordables », affirmation du créneau 7 à 20€, etc.) représente une avancée. Mais on en reste plus aux intentions qu’à des actions réelles.

Des exemples ?
-Un guichet unique pour monter tous les dossiers de subventions (état, région, OCM,…) matérielles comme immatérielles et d’aides notamment en difficulté.
-Une force de vente pour souvenir à l’export la commercialisation (20 millions d’€ = 400 commerciaux à plein temps ou 130 000 journée d’animation en magasin !).
-Des invitations à vendre en bouteilles et en circuits courts.

A vous aussi de transmettre vos propositions.

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