Circuits courts, mythe & réalité

Distribution (grande ou sélective) et circuits courts sont souvent opposés : en début d’année, la polémique entre les Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et « La Ruche qui dit oui » le démontre parfaitement (lire ici l’article de L’Express). En accusant la Ruche des pires maux de la distribution (marge et actionnariat), les Amap qui cherchaient aussi à masquer leur déclin, mélangeaient des notions, des concepts et des principes commerciaux assez peu comparables.

Les circuits pour vendre2

Les circuits de vente : l’exemple du vin

Soyons clairs !

La vente directe dont les Amap font la promotion, est un circuit de vente aux consommateurs : le producteur est en contact avec son client final ; sur les marchés, les foires, via internet, à la propriété ou à la ferme, ce moyen de mettre en relation les deux extrémités de la chaîne a démontré ses forces et ses limites. Il permet une bonne valorisation mais avec un coût de distribution très élevé (en moyenne près de 2€ pour une bouteille de vin) et pèse peu en volume.

La vente en circuits courts se fonde sur un choix commercial, une stratégie : il s’agit de supprimer les intermédiaires et de s’adresser directement à celui qui revend aux consommateurs. « La Ruche qui dit oui » n’est qu’un de ces distributeurs qui promeut le lien direct avec les producteurs. Comme tous, il prend sa marge (autour de 20% au total, ce qui est tout de même deux fois moins que la GD par exemple). Cette vente ouvre la possibilité de massifier les volumes et d’élargir le nombre de consommateurs potentiels. Elle coûte moins cher (25% de budget en moyenne pour une bouteille de vin) mais valorise moins le produit.

Pourquoi opposer les circuits de distribution ? Chacun est libre de faire son choix en connaissance de cause et en respect du consommateur final qui est le même en GD, en hard discount ou en vente directe.

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