Chute de la vente directe en France

L’évolution du marché français en 2013 présente quelques surprises : si la grande distribution tire son épingle du jeu (avec une performance notable des petites surfaces de proximité), le hard discount poursuit un tassement qui vire au déclin. Le plus surprenant reste l’effondrement de la vente directe :

 

Poids des circuits pour les achats de vins consommés à domicile

Poids des circuits pour les achats de vins consommés à domicile

Cette chute doit cependant être nuancée ; l’évaluation du circuit est complexe et peut amener à des variations brusques d’une année sur l’autre. Ce qui apparaît néanmoins comme un phénomène inscrit dans le temps, c’est l’érosion de la vente directe. Paradoxale, la situation surprend dans une société où les modes de distribution directes producteurs / consommateurs se développent. Mais justement, dans les « drive fermiers », les AMAP comme dans les paniers paysans, la place du vin est marginale du fait de la complexité de sa logistique (une bouteille par une bouteille, emballage cassable, etc.) et de son image pas forcément collée au bobo-isme de ces initiatives.

Peut-être internet viendra-t-il compenser même si son poids est encore marginal. Il s’agit de la 1ère mesure de ce circuit de distribution : il faudra en suivre l’évolution.

 

One comment

  1. Clair. Le consommateur aime « l’idée » du petit producteur, exploitant-vigneron, mais réalise ses achats en GD – même s’il fustige ce canal de distribution- et demain sur internet (la marge de progression étant conséquente).Il y a un espace entre prix et qualité que la nature comblera, elle qui a horreur du vide.

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