Archive for Fabrice Chaudier

Défi export suite

résume parfaitement ici la situation de la France à l’international tant pour les vins que pour les spiritueux. Une analyse intéressante centrée sur ce que les filières disent de la situation dont on peut avoir une vision différente : il semble en effet que les professionnels trouvent des explications qui leur sont extérieures – des millésimes porteurs en terme d’image, de qualité ou de volume, une valorisation unitaire, la parité €/$, le comportement et la situation des concurrents, etc. Comme si, mais après tout n’est-ce pas le cas ?, n’existait aucune stratégie collective voir individuelle et que les opérateurs se laissaient porter par le contexte.

Il faut réaffirmer comment se conquièrent des parts de marché : pour s’imposer, il convient de vendre ce que l’on produit – le potentiel volume de son vignoble ; à partir de cet acquis quantitatif, la part de marché valeur s’établit si on maîtrise et impose son positionnement prix. Le CA n’est qu’un résultat déduit de ces deux éléments : mettre en marché la totalité de sa récolte et lui donner un prix en amont ; ainsi si vous avez 20 hectares et une autorisation de 55 hl/ha, vous devez vendre 146 000 bouteilles (objectif part de marché volume) ; si votre positionnement est de 5,5€ TTC et votre prix minimum à 2,5€, votre CA minimum s’élèvera à 365 000€ (part de marché valeur). Cette approche s’applique à une appellation ou une zone de production, à un pays tout entier : elle oblige à prévoir ses choix stratégiques.

Une révolution ou une gestion ultra classique d’entreprise que seule l’agriculture semble ignorer ?

Défi export

Voilà un superbe objectif pour le nouveau gouvernement et les ministres de l’agriculture, de l’économie et du commerce extérieur : reconquérir près de 12 points de part de marché volume perdues à l’international et générer ainsi plus de 7 milliards de revenus supplémentaires qui rappelons-le, sont autant de positif dans la balance commerciale ; pari relevé ?

Protection des abeilles

Vins&Ventes« 88 % des Français sont conscients de la disparition brutale des abeilles et 81% identifient les pratiques agricoles comme la première cause de ce déclin.

En identifiant les produits respectueux de l’abeille, BEE FRIENDLY donne aux consommateurs la possibilité de favoriser les pratiques agricoles et les produits en harmonie avec le bien-être des pollinisateurs.

BEE FRIENDLY est un label européen qui vise à identifier et promouvoir les produits et systèmes de production respectueux des pollinisateurs.

Ce label est développé, géré, et garanti par l’Association BEE FRIENDLY, créée en 2011, regroupant des organisations européennes d’apiculteurs. »

Ce label est ouvert aux vignerons et metteurs en marché (voir ici le cahier des charges) ; Gérard Bertrand producteur et négociant du sud-est s’y est déjà converti.

Top marques vin France

s’est procuré le classement IRI des 10 premières marques du rayon vins tranquilles en grande distribution sur l’année 2016. Roche Mazet conforte sa place de leader tandis que le groupe Castel truste sept places (voir rayon-boissons.com/Vins).

A noter que Roche Mazet est en chiffre d’affaire la 29ème marque de boissons en GD (107 millions d’€, prix moyen 2,56€) et Les Ormes la 49ème (53 millions d’€, prix moyen 2,29€) ; aucune autre marque ne se place dans le top 50.

Cruelle nature, faire face

Deuxième étape du « suivi » des conséquences du gel : savoir réagir. L’émotion provoquée, pour être compréhensible et normale, ne doit pas devenir conseillère : elle mêne à sur réagir, à se laisser déborder par la peur, le stress, l’immédiateté.

Quand on est touché par une catastrophe naturelle, il vaut mieux se poser et respecter quelques étapes avant de prendre des décisions trop rapides : évaluer, anticiper, communiquer, servir ses clients.

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Réseaux sociaux

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Enfin, Linkedin (Fabrice CHAUDIER) donne la possibilité de contacter uniquement des professionnels dans un cadre informel.

A vous de choisir où et comment me suivre.

Le monde en 2017

La consommation repart ?

 

connaître le marché du vin

                             Consommation mondiale de vins en millions d’hl

Le monde en 2017

a publié son point marché mondial en avril : il fait état des évolutions statistiques macroéconomiques 2016 ; retrouvez ici le détail de ces données et leur analyse.

Nature cruelle

vendre du vin malgré le gel Ces derniers jours, les réseaux sociaux, les sites d’informations ou nos SMS ont été submergés par des images de vignobles ravagés par le gel et de producteurs accablés d’avoir combattu en vain des jours et des nuits durant, de voir leur travail réduit à néant, leur avenir immédiat mis en cause. L’émotion forte face à un tel drame humain répété pour certains, en écho pour d’autre avec la grêle de 2013, a suscité de saines réactions de compassion et de solidarité.

Je me suis joins à ce mouvement spontané et au final si normal. Il me paraît essentiel aujourd’hui ne pas laisser une fois retombée l’écume médiatique, les vignerons seuls et démunis ; faire d’un événement négatif, une opportunité d’avenir. Première étape de ce « suivi », les conséquences du gel soulignent certains manques de la filière agricole.

La nature est cruelle qui après un millésime 2016 abondant, très productif, obère le suivant. Or, l’an passé, qu’ont fait les filières face au volume qui s’annonçait ? Utilisant leurs outils habituels, elles n’ont pas permis de sur stocker une récolte qui étaient à la fois très qualitative et bien au-delà des rendements autorisés habituels. Des grappes ont donc été laissées sur les pieds ou jeter à terre, des cuves sont parties à la distillation, … qui seraient maintenant bien utiles pour compenser les pertes annoncées.

La perte quantitative cette année vient aussi se heurter au contexte international systématiquement sous considéré depuis 15 ans : depuis 2001, le monde ne produit pas assez de vin pour répondre aux besoins de consommation, d’exportation et de distillation (alcools et vinaigres de vin) ; lire aussi …

Pourquoi ne pas « profiter » de ce nouveau gel pour réfléchir à des mécanismes plus souples permettant à la production de mieux se coller à la nature et à ses sautes d’humeur, de profiter à plein de ses cycles hauts.

Enfin, il est étonnant que face aux catastrophes naturelles successives, face au dérèglement climatique avéré, aucune solution durable et collective d’assurance ne soit étudié : inaccessible, peu efficace à titre individuel, une couverture commune de ces accidents ne devrait-elle pas devenir une sécurisation obligatoire du métier de producteur ?

Carrefour

semble se décider à éviter tout problème avec les viticulteurs du sud est qui protestent depuis plusieurs mois face à la « concurrence déloyale » des vins espagnols qui remplacent ceux de France dans de nombreuses marques (sans indication géographique). De là à parler de patriotisme économique … lire ici et .