Antonomase (suite)

Le Image1se fait l’écho de la polémique née autour de l’utilisation des .vin ou .wine sur internet (lire l’article). Drôle d’époque où tous les acteurs de la filière s’offusquent et se mobilisent contre cet abus, alors même que depuis des années, un danger plus grand encore plane au dessus de Bordeaux, l’antonomase ! En mai 2012, j’écrivais :

« Laissant des concurrents (Australie : « Bordeaux wine type ») ou des sites internet (rubrique de choix des vins « Bordeaux blend ») utiliser sa marque comme un nom ou un mot générique, Bordeaux est menacé d’antonomase.

Selon TLF (http://atilf.atilf.fr/), cette « figure consiste à remplacer, en vue d’une expression plus spécifiante ou plus suggestive, un nom propre par un nom commun (le Sauveur pour Jésus-Christ) ou un nom commun par un nom propre (un Tartuffe pour un hypocrite) ». Et l’encyclopédie libre Wikipédia de préciser que « certaines antonomases courantes finissent par se lexicaliser et figurent dans les dictionnaires usuels », citant poubelle, silhouette, don juan et enfonçant le clou avec des marques devenu nom commun comme roquefort et bordeaux !

Ainsi, le consommateur (surtout à l’étranger) peut acheter un bordeaux alors même qu’il choisit un vin d’une toute autre origine géographique comme l’Espagne, le Chili ou l’Argentine.

Inutile de disserter sur les risques abyssaux que cette banalisation laisse entrevoir si la filière et aussi la ville de Bordeaux ne s’attaquent pas très vite à cette méprise. Voir dans la suite de l’article des exemples. »

Personne ne s’occupe de ce risque, perçu même par beaucoup comme une problématique plutôt positive car elle génère de la publicité gratuite pour l’origine Bordeaux !

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