500 ans d’utopie (4)

utopie-300x225« L’utopie est une réponse donnée aux inquiétudes, espoirs et rêves inassouvis du siècle ; elle apparaît comme une limite vers laquelle tendent la réflexion et l’imagination »*

Cinq siècles après son traité sur la meilleure forme de gouvernance, que nous apprend encore Thomas More ? Qu’est-ce que l’utopie dans notre modernité ?

Lire « L’Utopie », au delà même du récit d’aventure ou du style littéraire, étonne par sa pertinence, sa résonance avec notre monde politique ou social, avec notre vie en entreprise ou en collectivité.

Dès le livre premier, Tomas More nous assène une vérité qui traverse le temps pour nous gifler de son actualité, une affirmation entendue sans cesse  aujourd’hui. Face à une proposition nouvelle ou venant d’ailleurs, face à une idée fruit de réflexions intellectuelles, nous nous « cramponnons sous prétexte de tradition, à ce qui pourrait être amélioré ».

Parce que l’on a toujours agi ainsi, on se refuse à envisager une alternative. « There is no alternative », slogan attribué à Margaret Thatcher, nous est répété en boucle pour justifier un simple replâtrage du réel sans plus chercher à progresser, à évoluer … à changer même. De ce diktat, de ce que certains nomment totalitarisme, Thomas More a eu l’intuition inéluctable dès 1516.

6

 

*Simone Goyard-Fabre, préface de l’édition GF Flammarion 1987.

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