Export Bordeaux : encore des progrès à faire

Les chiffres 2013 de Bordeaux montre un repli de 2% en volume (à 2,31 millions d’hectolitres) et 6% en valeur (à 2,14 milliards d’€) : en cause la Chine (-16% et -23% via Hong Kong) même si l’on constate que 7 des 10 premières destinations export sont en baisse.

Ainsi, le sursaut pourrait bien s’épuiser faute de débouchés chinois :

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Il convient donc d’affiner l’analyse : en 2001, 4 pays dominaient l’export bordelais. Allemagne, Belgique, Royaume Uni et Pays Bas (dans cet ordre) pesaient 58% des volumes vendus, 64% en rajoutant les États-Unis.

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Douze ans plus tard, malgré un rebond depuis 2010, ils ne représentent plus que 43%. La Chine a elle explosé, passant de 0,75 à 27%. Cette situation, replié ses positions de pays surs et en forte croissance vers un pays émergeant extrêmement risqué, démontre la fragilité du leader des vins français dans le monde.

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Les 500 à 600.000 hl exportés vers la Chine compensent à peine les volumes non réalisés à cause des pertes de marché.

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Il est regrettable de n’avoir su profiter des progressions contextuelles : systématiquement sous performants, les vins de Bordeaux se doivent d’être plus ambitieux ; ne pas se contenter de  voir regrimper leurs ventes…

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… mais chercher à reconquérir le terrain laissé aux concurrents car en glissant sous la barre des 2% dans 4 des 5 pays, Bordeaux y est devenu quasi invisible. Attention au trompe l’œil.

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