Archive for 27 septembre 2017

Trois générations

vins&ventesSi l’on résumait trois générations de vignerons, on pourrait dessiner la vie et les enjeux de l’agriculture moderne. Cette modernité  plurivoque existe parce qu’elle se produit à l’époque actuelle et qu’elle s’oppose à un passé que la notion de progrès nous avait fait croire arriéré.

Le grand-père et la grand-mère se sont appuyés sur ce mouvement de l’histoire des après-guerres mondiales et ont su développer leur vignoble : techniques, matériels, pratiques ont concouru à la maîtrise de la production et à une hausse du niveau qualitatif sans précédent.

Le fils et son épouse ont vu surgir des crises sociales, économiques ou agricoles souvent prévisibles mais toujours surprenantes. Ils ont dû pour faire face, vendre une production que jusqu’alors on venait lui acheter : ils ont tout expérimenté et découvert ; de la naissance de la grande distribution à celle d’Internet, ils sont passés d’un modèle de vrac à la bouteille ; il se sont lancés dans la vente directe aux particuliers.

Épuisés et heureux, ils voient pourtant la vitesse des choses et du monde les dépasser. Leurs enfants peuvent aujourd’hui élargir leur métier sans en perdre les valeurs ou en oublier la culture : s’ils acceptent de se confronter à une fonction entrepreneuriale trop souvent caricaturée et dénigrée, ils apporteront maîtrise de la distribution de leurs vins et création de valeur.

Chacun peut s’évaluer à l’aune de ces trois étapes ici inscrites dans le temps (long) ; même si l’on a pris du retard, les défis successifs sont à relever : technique, vignoble et qualité, commerce, distribution et valorisation.

Tire-bouchon

contre l'alcoolChaque fois que l’Anpaa, le gouvernement ou ici l’INCA (Institut National du Cancer) sort une campagne anti alcool, le mode du vin se réveille, s’insurge, pétitionne… et puis plus rien.
Depuis des années, et sans pour autant approuver le délire hygiéniste anti vin de certains, j’affirme qu’il faut que Vin&Société comme tous les organismes interprofessionnels s’associent aux pouvoirs publics, participent aux programmes de santé pour éviter que le vin se retrouve à chaque fois stigmatisé.
Certes le vin pèse encore en majorité dans la consommation d’alcool en France mais il n’est pas un danger direct pour les jeunes par exemple ; on le sait, il peut même être bon pour la santé à dose maîtrisée. Alors pourquoi le vin et pas les autres alcools ? Les alcooliers – à l’exemple de Ricard – ont compris comment échapper aux fourches caudines gouvernementales : ils financent ses campagnes, offrent des kits « capitaine de soirée », interviennent pour faire de la prévention.
Tout comme les acteurs du vin, ils ne veulent voir leurs marques associées au risque, à la maladie ou à la mort.
Cessons donc ces réactions légitimes mais épidermiques, contre productives aux yeux du grand public, des consommateurs comme des médias qui ont vite fait de dénoncer les « pinardiers » irresponsables.
Comme Educ’alcool au Québec, comme les vendeurs de spiritueux, actons la consommation responsable abondamment promue par Vin&Société et par magie, les références au vin disparaîtront des visuels publicitaires anti alcools.