Archive for 29 août 2016

Série de l’été

Image 1Dans cette approche d’une viticulture intégrée, décomplexée en somme, l’axe d’avenir me paraît être une valorisation générée par l’aval, par la maîtrise de la vente : la marge générée par un chiffre d’affaire, le nombre de bouteilles ou équivalents vendus qui doit couvrir le potentiel de production, est à l’avenir et sur un temps long, le facteur de la création de richesse dans une entreprise viticole.

Elle garantit aussi l’indépendance économique du vigneron, ses revenus, et sa capacité à investir et transmettre : longtemps on a donné à croire que la qualité du produit seule permettait d’assurer la réussite ; cette indispensable progression du contenu a atteint un seuil difficilement dépassable. La qualité est même devenue un minimum pour pénétrer un marché.

Ainsi, en complément des multiples labels qui normalisent la production, pourrait-on voir se mettre en place, une reconnaissance de la qualité de la commercialisation. Plutôt que de se gargariser de vastes projets creux (l’agro-écologie ?!), cette libération de l’énergie, ce volontarisme positif pourrait servir d’utopie concrète* pour mobiliser les acteurs des filières. lire la suite

Un vin bleu pas si bleu

Image 1Quand on veut casser les codes alimentaires, surtout dans le vin, il faut savoir s’y prendre … un produit bleu dans ce segment de produits a peu de chances au final de s’imposer, même pour de simples raisons légales.

Rayon Boissons vous raconte le lancement de ce Gik wine espagnol (ici) et ses mésaventures (ici).

Xavier Beulin

795453-beulin.jpgVoici l’homme qui défend dans les médias les « petits » producteurs de lait face au « géant » agro-industriel Lactalis : président de la FNSEA depuis 2010, il symbolise comme nombre de ses prédécesseurs l’étrange habitude française qui pour un dirigeant, mixe cumul des mandats, conflit d’intérêts et aplomb indestructible. La liste de ses titres frise l’indigestion. lire la suite

Évolution du site

Image 1Depuis février 2014, date du lancement de ce site, vous êtes toujours plus nombreux à le consulter : moins de 1 000 par mois la première année, près de 1 400 en 2015 et 1 500 depuis début 2016. Je constate cependant un plafonnement des connexions qui correspond avec mon envie de voir évoluer ce site.

Je vous propose donc de vous présenter la philosophie, les axes et le calendrier des changements à venir. Vous pouvez au préalable répondre à un très court questionnaire ici. lire la suite

Crise agricole : l’exemple du lait

640px-Lemonde_fr_2005_logo.svga eu le mérite de dépasser les a priori et les banalités pour analyser les raisons d’une crise agricole, celle des producteurs de lait :

-5 idées reçues sur le crise du lait (article du 02 avril dernier à lire ici),                                                                                                                         -entretien avec Gérard You, agroéconomiste et responsable du pôle Conjoncture laitière et études économiques à l’Institut de l’élevage (ici).

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Série de l’été : gouvernance & investissements

Voilà qui résume bien la situation de notre filière…Mais alors, quoi faire, comment faire et surtout qui entreprendra la révolution (car il s’agit bien de ça !!!) nécessaire au remaniement qui nous donnera l’énergie pour avancer autrement ?
Le sujet est vaste et risque de faire grincer des dents…

Commentaire de Nathalie Feydieu productrice à Blaye (33).

Pour évoluer dans le sens présenté dans l’article ici, il me semble que la « révolution » n’est pas nécessaire ni souhaitable : ne revient-elle pas en effet à jeter le bébé avec l’eau du bain ? On peut s’envisager une inflexion forte de la gouvernance et des choix stratégiques ; pour cela, comme dans tout corps constitué démocratique, il faut s’investir dans l’engagement et l’action politique : être élu, se regrouper, réfléchir à des propositions d’actions alternatives représente une solution.

Une autre est de se constituer en exemple individuel ou collectif pour montrer le chemin : une des conséquences de la « crise viticole » a ainsi de pousser de plus en plus de producteurs à commercialiser par eux-mêmes et en direct. La création de la coopérative Sauternes Vignerons pour affronter ensemble la déliquescence de l’AOC commune est une autre.

Pour ce qui est des investissements, là encore, leur répartition peut être modifier : au niveau public, les enveloppes OCM vin, ministérielles ou des collectivités locales, peuvent – doivent – re ventiler vers plus d’opérationnel, favoriser l’aval plus que l’amont (relire ici l’utilisation actuelle de l’OCM). Au niveau individuel, chaque producteur peut – doit – évaluer les investissements réalisés ces vingt dernières années, en établir le bilan pour voir s’il n’est pas plus adapté et efficace aujourd’hui, de booster là encore ses budgets de développement commerce / marketing.

Les pistes comme les potentialités existent ; il est cependant difficile de les confronter jour après après jour, à cette sorte de rouleau compresseur négatif et passéiste du « on ne peut rien y faire ».

Espagne – France & vins de table

Image 1ne cesse d’attirer l’attention de ses lecteurs estivaux sur les difficultés rencontrés par les agriculteurs de diverses filières : lait, élevage, fruits et légumes et même céréales souffrent de prix très bas, inférieurs aux coûts de production. Des situations récurrentes qui ne trouvent aucune issue dans les revendications habituelles, recours aux subventions et allègements de charges, condamnation de la concurrence déloyale de concurrents européens.

Et justement, Le Figaro met en avant l’exemple des vins de table espagnols.

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Un classement très contesté

indexDans son numéro du 10 août dernier, l’Express présente une étape de ses « spécial été – vignobles de France » au cœur des Côtes de Provence. Au delà d’une ballade touristique et des quelques repères économiques, un encart attire le regard : en 1955, un arrêté ministériel autorise 23 vignerons à utiliser la mention « cru classé ». Cette poignée d’élus (moins de 8% des exploitants de l’époque) se voit reconnaître alors même que l’AOC Côtes de Provence n’existera que 22 ans plus tard !

Une bataille juridique a opposé depuis 1943, les Provençaux aux Bordelais mais l’INAO, la préfecture de région et au final l’état soutiennent cette initiative. Ce qui interpelle dans le classement est l’absence de critère qualitatif : seuls sont exigés la mise en bouteille à la propriété, la mise en marché après 18 mois de « conservation », l’utilisation d’une marque ou d’une AOC antérieure à 1935 ET la vente directe. Des items économiques et commerciaux donc !

Ce classement immuable depuis concerne aujourd’hui 18 propriétés et malgré un bon en avant qualitatif, n’a jamais été remis en cause…

Voir ici le site lexpress.fr.

Série été 2016 : gouvernance & investissements

orgaComme beaucoup d’institutions, la filière viticole traverse une crise de gouvernance : héritées des années 1970, ses structures semblent souvent en décalage face aux problématiques posées. Toujours efficaces sur bien des plans, elles sont pour la plupart d’entre elles, bien en peine de produire et surtout de mettre en œuvre une stratégie suivie et efficace. lire la suite