Archive for 13 juin 2016

Foires aux vins 2016

logo Rayons boissonsa publié dans divers articles plein d’informations par enseigne, concernant les futures foires aux vins d’automne : Lidl et la vente de grands crus en ligne (lire ici), Casino qui tente une innovation avec une offre dédiée au drive (ici), Monoprix et ses « couleurs inhabituelles » (ici), Nicolas et ses nouvelles sélections (ici), … tous les détails à découvrir sur le site dédié aux vins ici.

Les nouveauyx BIB© 3l de la MDD de Système U

Les nouveauyx BIB© 3l de la MDD de Système U

 

Bilan Bordeaux 2015

Vous pouvez consulter ici le bilan complet de la commercialisation 2015 des vins de Bordeaux (source CIVB, service études) : un outil réel de transparence statistique qui montre une nouvelle année médiocre (-5% en grande distribution, -3% à l’export, un volume à 4,5 millions d’hectolitres et une valeur qui ne cache plus cette baisse).

Et comme un symbole, le marché belge, hier captif et aujourd’hui plus en chute en valeur (-10%) qu’en volume (-9%) :

situation volume du marché belge

situation volume du marché belge

Ça monte toujours

Insensibles aux chiffres atones de vente, aux demandes insistantes des acheteurs et au contexte marché, les grands vins de Bordeaux laissent filer leurs prix : 25 à 30% de hausse moyenne pour les primeurs 2015, des pointes record à +60%…

La valeur contre le volume, cette stratégie bien connu a démontré ses résultats et ses limites depuis plus de 5 ans maintenant. Mais pourquoi en tenir compte ?

Dégustez, dégustez, …

… il en restera toujours quelque chose !

11Trois anecdotes viennent cette semaine renforcer mon « aversion » pour cette habitude si ancrée dans les mœurs viticoles : l’échantillon justifié par ce besoin absolu de « déguster avant d’acheter ».

Un producteur m’a expliqué avoir produit le « moins bon » millésime de sa carrière ; son œnologue et ses équipes s’accordaient sur ce point : sans être ni mauvais, ni indigne, ce crû là n’avait rien d’extraordinaire, marquant un recul par rapport aux années précédentes et un décalage avec la politique qualitative de la propriété… et pourtant, une pluie de médailles et un déluge de louanges venant des consommateurs a déferlé sur ce vin. Ce qui a provoqué incrédulité, inquiétudes et interrogations : « allons-nous dans le bon sens ? » ; »ne bâtissons-nous pas des profils loin des attentes du marché ? » ; « à quoi sert au fond, notre exigence qualitative ? ». lire la suite

Vino Business, le retour

Pour tous ceux qui se sont intéressés à « l’affaire » Vino Business (relire ici la serie de l’été 2014 qui la présente), s’ouvre cette semaine à Paris, un bien étrange procès en diffamatin intenté par Hubert de Boüard (copropriétaire du château Angelus) à Isabelle Saporta, la journaliste à l’origine du livre et du documentaire (lire l’article de Sud-Ouest ici).

D’un côté donc une polémiste à qui cette procédure va offrir une nouvelle tribune médiatique, de l’autre le ban de la profession (Interprofession bordelaise, INAO, Grands Crus classés)… une vraie farce, comique si l’enjeu n’était pas la crédibilité des classements saint-émilionnais.

A (re re re) suivre, donc…

Selon que vous serez (réaction)

Il y a quelques jours nous avons changé de président d’ODG pour la section Cadillac Côtes de Bordeaux, ainsi que pas mal de personnes au CA.
Il y a eu la création de Commissions pour l’avenir de l’appellation (promotions, export, techniques…).
J’ai demandé la création d’une commission économique, je me suis retrouvé seul. Ce doit être un gros mot.
A l’AG des Côtes j’ai réitéré ma demande de mise en place de mesures économiques, le Président Héraud m’a indiqué que ce n’était pas la mission des ODG.
Or si ce n’est pas la mission de l’ODG, qui pour défendre la production dans notre système interprofessionnel.
La réponse c’est personne, le négoce est défendu par sa fédération, les ODG qui s’occupent du Produit (vins de Bordeaux) défendent donc le produit par la FGVB, et personne ne s’occupe de la production, j’ai beau dire que sans producteurs il n’y aura plus de produit, nous vignerons nous n’avons pas notre mot à dire.
Notre filière marche sur la tête, j’écoute les mesures des CdC, les demandes de sorties de l’utilisation des produits phytosanitaires (par le président du CIVB) mais quid de la rentabilité des entreprises ?
Bien sûr il faut vendre, mais il y a un autre facteur à prendre en compte c’est la quantité que l’on peut vendre, or lors de la crise il y a plus de 10 ans on nous a demandé de produire moins, nous sommes passé de 60 hl/ha à 50 hl/ha (-17%) soit d’abandonner ce qui nous faisait vivre, puisque les frais de culture ne sont pas proportionnel au rendement.
Mais tout va bien, on va devenir des fonctionnaires de Bruxelles pour toucher les subsides de la PAC. Parce qu’évidement cette politique marche tellement bien dans les autres cultures qu’il faut absolument l’appliquer à notre filière. Mais inlassablement je persisterais de dire qu’on se trompe, et ce n’est pas parce que je suis seul que j’ai tort, sinon la filière irait beaucoup mieux.

Olivier Metzinger, vigneron