Archive for 14 mars 2016

De la gouvernance…

fondation_-_gouvernance_et_organisationPour donner plus de chic moderne à la notion de gouvernement, un tour plus anglo-saxon aussi, teinté d’éthique et de bonne gestion, on choisit d’utiliser ce terme de gouvernance.

Il devrait signifier  » une forme de pilotage multi parties prenantes où les décisions ne sont plus le fait d’un unique décideur (ou groupe de décideurs) omnipotent, mais bien le fruit de la concertation après avoir soigneusement pesé le pour et le contre selon les différents intérêts en place ».

La filière viticole n’échappe pas à cette tendance … avec des résultats pour le moins contrastés. Car il n’est pas simple de suivre une telle ambition face aux divergences des acteurs et à une forme de conservatisme. Souvent toute tentative d’évolution opérationnelle ne peut se réaliser au prétexte que « l’on ne doit pas changer puisque l’a toujours fait ainsi ». Et quand de vrais projets voient le jour, combien de fois survivent-ils aux tensions internes.

Dernier exemple en date, Inter Loire a implosé en juin 2015 … après avoir créé 4 maisons du vin (véritables cavistes) dans les grandes villes de son territoire, l’interprofession s’est déchirée sur le montant des CVO et la traçabilité des dépenses pour chaque AOC. Résultat, la décision de réduire le rôle d’Inter Loire à l’international (chaque appellation devant reprendre son autonomie en France) et la défense des dossiers transversaux. Conséquences : fermeture brutale des boutiques, coupe budgétaire de 40% et la moitié du personnel licenciée ou recasée.

Que pensez aussi des soubresauts en Bourgogne ou des difficultés d’organisation à Bordeaux ? A suivre, hélas …

 

Les suites de Vinisud … 3

3- et d’autres travaillent… Pendant ce temps là, sur le stand associatif Bordeaux Vignerons…

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La clé d’un salon réussi reste la préparation : quand on est capable de cibler ses contacts, de les appeler avant, de prendre des rendez-vous, de communiquer … malgré toutes les faiblesses inhérentes à ce type de manifestation, on rencontre des acheteurs nationaux de la grande distribution, des cavistes français, des acheteurs internationaux. Et si l’on est capable de concrétiser, alors, quelque soit le contexte, on rentabilise son action.

Le suites de Vinisud … 2

2- à Jurançon, on philosophe.

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(Bio)diversité

Il n’est pas rare que les débats s’enflamment au sein de la Route des vins sur la manière de produire du vin ou de vivre sa viticulture, ce qui, parfois, revient au même.

Il y a, pêle-mêle, ceux qui jurent que le vin doit être « propre », définition délicate à  mettre en musique, ceux qui privilégient le plaisir gustatif XXL du consommateur (il suffit de sortir le chéquier pour un bon œnologue), ceux qui privilégient le plaisir imaginaire et fantasmé de l’intellectualisant (si si, ça existe et ça coute rien puisque c’est l’esprit qui gomme les défauts), ceux qui font comme papa, ou tonton, ou le voisin, ceux qui réinventent le monde dans leur coin, ceux qui le réinventent et qui font profiter la planète de ces pas en avant, ceux qui…. Par contre, aucun qui n’ait la charge de la saisonnalité de son bateau sur le bassin d’Arcachon, comme se l’infligent nos amis vignerons 200 km vers le nord. Que Dieu ou Allah ou plus surement Vishnou nous en préserve.

Les salons pros de ce début d’année sont, du point de vue de la diversité de l’espace, extrêmement édifiants. J’ai pu participer au salon Vinisud à Montpellier avec mon équipe de vignerons du sud-ouest, A bisto de nas, et être le témoin apaisé que ces débats relèvent encore chez nous de l’échange et non de la confrontation stérile.

Vinisud, salon à destination des pros, cavistes, importateurs, acheteurs de grande distribution, etc. est l’étalage de ces mondes qui cohabitent dans la galaxie du vin. Les jeux de communication sont plus ou moins subtils, entre « l’artillerie lourde » des méga négoces, des bigs coopératives, des interprofessions puissantes et le stand/campements de ceux qui cherchent à exister. Aux uns les stands vastes et alambiqués comme un salon de coiffure du XVIème, avec force hôtesses (les filles passez votre chemin), bedon alluvionné des directeurs commerciaux, une relève hipsterisée en quête de contenance, aux autres, dans le pire des cas, l’attente interminable et la certitude de perdre son temps et son investissement.

Entre les deux, pour les plus hardis, c’est la leçon de harponnage de tel ou tel acheteur ou prescripteur, pour d’autres, c’est la poursuite du journaliste (de tout le monde en fait) dans les allées par le vigneron « nature » de la dernière heure qui vient de découvrir le triptyque magique : Cheval/Biodynamie/Stockinger, pour d’autres encore, c’est l’annonce en fanfare  de son élévation dans l’échelle de la sagesse : chimie/labours, labours/bio, bio/biodynamie, biodynamie/vins sans soufre, vins sans soufre/cosmoculture, cosmoculture/viticulture quantique (!!!!!).

C’est surement la musique générale des compétitions commerciales et communicationnelles d’un mode rassasié qui est joué là, mais c’est tellement plus joyeux avec du vin.

De ce bal, en tant que bio/biodynamiste (ni de la première, ni de la dernière heure), usager des fameux foudres autrichiens, mais pas encore du cheval ni du soufre volcanique,…. J’en suis….

Et que vivent les belles bouteilles.

size_207_l14577122145901799Jean Marc Grussaute -Camin Larredya

Les suites de Vinisud

Il est étonnant de voir comment un salon comme Vinisud donne lieu à des commentaires opposés et tranchés. Je souhaite vous délivrez trois points de vue, trois réactions… à vous de réagir, de vous construire une opinion.

1- à Bordeaux certains coincent : voilà ce qui a été largement diffusé par mail fin février.

Cher collègue,

À l’issue du Salon Vinisud 2016, beaucoup d’exposants bordelais se sentent floués par les organisateurs qui avaient annoncé une grande et belle ouverture aux exposants de notre vignoble. Vous trouverez ci-dessous l’initiative de Mme Smati du Château de Lionne. Vous pouvez vous rapprocher d’elle pour d’éventuelles suites à donner. Cordialement,

Bernard Farges Président Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux

« Bonjour à tous,

Après l’échec manifeste pour les vins de Bordeaux lors de Vinisud 2016, j’ai estimé juste et cohérent que nous fassions un retour collectif à la société Adhésion Group.

Je pense que nous avons majoritairement tous le même ressenti, je vous engage, si vous le souhaitez , à verbaliser vos impressions .

Pour ma part un courrier est déjà parti, je vous le joins en copie et je reste à votre disposition si vous souhaitez en discuter.

A très bientôt. Très cordialement. »

Véronique Smati Vigneronne / Gérante Château de Lionne 06 67 73 83 37 chateaudelionne@orange.fr

Lire ici la lettre envoyée à Vinisud.

Top Vin de l’Entre-Deux-Mers 2016

michelelaroquetopvin-672x500-c-centerMichèle Laroque remet le prix du Top Vin de l’Entre-Deux-Mers au château Ninon (Frédéric Roubineau, site internet ici).

Organisé par le syndicat des vins de l’Entre-Deux-Mers, ce concours distingue chaque année les trois meilleurs vins blancs de l’appellation, sur le millésime de l’année précédente. Le trophée a été remis (le 08 mars) au vainqueur par l’actrice Michèle Laroque, marraine de cette 11e édition, au bar à vin du CIVB à Bordeaux.

Lire la suite de l’article sur Terres de Vin ici. michelelaroquetopvin-672x500-c-center

Contacts acheteurs

Connaissez-vous les supermarchés Bi1, le groupe Dia, les supérettes de montagne Sherpa ? Retrouvez ici un document (actualisé en mars 2016) sur le panorama de la grande distribution en France : profil, liste des enseignes par groupe. Pour obtenir les noms, adresse et téléphone des principaux acheteurs de vin ainsi que leurs mails, n’hésitez pas à me contacter fabricechaudier@aol.com / 06 15 07 26 67.

Vous pouvez aussi me demander une liste détaillée de contacts traditionnels (cavistes, grossistes et restaurants) France.

La Vigne (suite)

En complément de l’article « conseil de pros » paru dans La Vigne (en février 2016, relire ici), je me permets deux remarques :
-il me semble problématique – même si c’est le principe même de la rubrique – de citer plusieurs experts quand ceux-ci sont en désaccord. Ainsi la journaliste écrit « v
iennent ensuite les remises prévues (en fonction des volumes) », élément auquel je m’oppose : il faut différencier un tarif, document « public » qui présente une gamme, avec un prix unique pour chaque produit et un plan promotionnel qui ne se communique pas et sert au vigneron à la négociation. La remise en fonction du volume est une des promotions possibles qui doit tenir compte du potentiel du distributeur. La figer dans une colonne empêche cette souplesse et prive les « petits » acheteurs de possibilité de baisse de prix.
-on me fait dire « 
il faut partir du principe qu’un même vin doit avoir le même prix final sur tous les circuits de distribution », ce qui est l’inverse de ce que je conseille ; il est possible d’envisager le prix de vente consommateur en fonction du circuit et des services apportés par le distributeur au consommateur. Ainsi la même bouteille de Mouton Cadet, par exemple, sera vendu 9,9€ en grande distribution, 12 à 14€ chez un caviste et 20 à 25€ sur une table de restauration ; le consommateur sait qu’il paie là les différences de prestations.

Rien de grave bien sur, une petite mise au point nécessaire, tout de même …

Plantations 2016

Fin décembre, le Ministère de l’Agriculture a dévoilé le nombre d’hectares disponibles à la plantation et de ceux demandés par zone. Suite au desserrement européen concernant les droits, la France peut planter 8 057ha en 2016 (1% de de sa surface actuelle).

Ce pendant ces surfaces ne bénéficient d’aucune aide (contrairement à celles replantées ou reconverties) et sont liées à un engagement de 15 ans pour ne pas en modifier la destination (vins de France, IGP ou AOC).

Seuls 43,5% de ces droits ont été demandés :

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Ce potentiel pourrait accroître la production française de plus de 190 000 hectolitres.

Une solution à la crise agricole

1604373140En Dordogne, grande distribution et producteurs ont des solutions à la crise agricole

Lire la suite ici.

Pour affronter la baisse des prix, les agriculteurs trouvent ici une piste qui a fait ses preuves (dans la filière poulet, pour les fromages, …) : des signes de qualité et d’origine qui permettent une montée en gamme et répondent aux besoins des consommateurs de segmentation de l’offre…