Archive for 29 novembre 2015

Jouer collectif

Point de vue.

Vector graphic of idea tree with colorful bulbs as solutions. The illustration can represent concepts like collective human knowledge, intellectual property, group of successful ideas, etcDepuis quinze ans, je promeus la formalisation de choix stratégique dans la filière viticole, dans ses PME (voir TPE) de production comme de commerce : pour avancer dans un développement pérenne et rentable, il me paraît essentiel d’anticiper son activité plutôt que de la subir.

J’ai vu naître beaucoup de projets de rapprochements, j’en ai accompagné quelques uns. La collectivisation des moyens, des compétences et des actions est une solution optimale pour des micro entreprises pour être plus efficace plus rapidement.

A l’évidence, on est toujours plus intelligent à plusieurs ! lire la suite

Volume, encore !

rdoeL’Union Européenne a supprimé l’interdiction de plantations de vignes dès 2016. Ce dispositif avait été adopté pour supprimer les excédents supposés et les « producteurs non compétitifs » : il s’est révélé aberrant et a conduit à une sous production au sein de l’UE, à l’incapacité de suivre la croissance des exportations mondiales.

Il n’a pas réglé pour autant les plantations sauvages dont la Commission réaffirme la nécessaire éradication (sans en préciser les moyens). Cette évolution n’est en aucun cas une libéralisation ; elle ne s’adosse pas non plus à des objectifs de croissance économique. L’Europe ne peut à ce point se substituer à la stratégie de ses membres d’autant que beaucoup en sont dépourvus !

Ainsi seul 1% d’augmentation des superficies existantes sera accepté : pour la France seuls 8 000 ha pourront être plantés (il devrait être impossible de refuser des demandes tant que ne sera pas atteint ce plafond). Mais les AOC comme les IGP peuvent se défaire de cette règle si il existe un risque avéré d’offre excédentaire ou de dépréciation … le choix des détenteurs de ces droits supplémentaires ne sera pas simple si le volume des demandes dépasse les 1% car aucune règle précise n’existe !

Bref, en voulant ménager chèvre et chou, face à des exigences et des intérêts contradictoires, l’Europe a ouvert une phase de désordre potentiel.

En attendant, un guichet unique est ouvert (cliquer ici) pour effectuer une demande avant le 1er mai (réponse au plus tard le 1er août suivant).

Internet

logo Rayons boissonsexclusivité Rayon Boissons

Leclerc livre à domicile les vins achetés en ligne

Leclerc propose depuis aujourd’hui la livraison à domicile pour ses ventes privées de vins en ligne sur Ma Cave. Le service est gratuit à partir de 350 € d’achats. Lire ici l’article de Benoît Moreau.

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vin.e-leclerc.com/vente-vin

Amazon

amazon_fr2Que vient faire le géant de la vente en ligne dans la galère du vin sur internet ? Testée aux États Unis, la formule vient d’arriver dans 6 pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni).

Dans la liste infinie des produits distribués (de l’animalerie aux vêtements en passant par les bijoux ou le matériel de jardin), Amazon vend dans sa boutique épicerie,  7 173 références (!) de vins.

Cet assortiment masque un lancement très discret. Pas de rubrique dédiée ou mise en avant …

Image2… bien sur aucune publicité, une couverture presse minimale (VitisphèreLe Point, Le Soir) et des objectifs mal ou peu définis. Résultats, une logistique mal adaptée, des fournisseurs déjà mécontents et des concurrents spécialisés qui se moquent. Mais ne nous trompons pas : Amazon fait ce pari parce qu’il pense que ces 17 millions de visiteurs jour viendront d’eux-mêmes se servir dans cet (infini) choix ; ainsi, Amazon menace tout un système déjà très fragile parce que naissant de vente sur internet.

Ce pari traduit aussi l’incroyable attractivité, le caractère incontournable du vin pour une multinationale de la distribution. Qu’internet saisisse cette opportunité n’est donc pas surprenant.

Consulter le site français ici.

 

La communication digitale dans le vin

Image1Vinitiques #8 « la communication digitale dans le vin » le 10 novembre 2015, toutes les interventions en vidéo en cliquant ici.

Conséquences

Comme souligné dans de multiples articles depuis un an, certains groupes français en s’internationalisant, entame une fuite en avant qui menace les assises même de la filière française : ainsi du vin espagnol remplace le vin de France dans des marques historiques et traditionnelles au marketing inchangé, une volonté industrielle se substitue à la valorisation des origines et des terroirs, l’éclosion permanente de produits de mode (rosé piscine, cocktails, vins dés-alcoolisé ou « naturels », …) brouille message et identité, …

Sans le transformer en bouc émissaire, In Vivo (Vinadéis) ne cesse de symboliser cette dérive : après moult anecdotes et soubresauts, le groupe coopératif vient de signer un accord d’approvisionnement de vrac de plus de 500 000 hl officiellement pour les marchés export … comment comprendre de telles contradictions stratégiques ou du moins de discours apparents ?

Comme le souligne l’exemple du Beaujolais, le problème central soulevé par ces tendances reste l’absence ou la faiblesse de stratégie et de « gouvernance ». Cet état de fait mériterait une analyse et une remise en questionnement plutôt qu’une facile et inefficace remise en cause, ou comme c’est plus souvent le cas, un déni qui conduit à la fuite en avant… CQFD.

Crise dans le Beaujolais

Un exemple illustre toujours très dien les difficultés d’une entreprise ou d’une filière :

Image3Le Beaujolais dans la tourmente.

La crise ne cesse de secouer le beaujolais, comme en témoignent les dernières manifestations de la production. Mais les désaccords au sujet des cours ne semblent être que la partie émergée de l’iceberg ; la crise a des ancrages bien plus profonds. Sans une réelle réforme de gouvernance, et une vraie vision stratégique à long terme, la région arrivera-t-elle à remonter la pente ?

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Lire l’article ici.

Petites bulles…

La concurrence sur le marché des bulle relaie celle entre vins tranquilles à un gentil jeu. Les Champagne se heurtent aux effervescents qui ont vu débarquer en masse les vins étrangers, italiens et espagnols en tête. A coups de millions de bouteilles et de promotions, ce secteur se développe sur des bases très différentes : les AOC côtoient les mousseux basiques, les marquent triomphent, distributeurs et consommateurs profitent de cette ébullition permanente.

Quand on observe le palmarès des marques, on distingue un phénomène que certains opérateurs voudraient dupliquer dans les vins tranquilles : Freixenet et Villa Véroni (leaders des bulles étrangères, numéros 3 et 10 du marché) s’appuient sur des structures nationales (Yvon Mau et Castel) pour conquérir la France.

Elles brouillent les pistes et l’identité, en jouant sur des ambiguïtés d’origine que reprennent des marques françaises : un nom qui fleure le terroir, une étiquette et un marketing qui mettent en avant les cépages mais un contenu espagnol ou italien. De Castel (encore) aux MDD (marques de distributeurs) cette confusion industrielle se multiplie, avec pour explication le manque de disponibilités volume. Fausse barbe pour un modèle qui vient des vins effervescents moins liés à l’AOC (un gros tiers des ventes) et qui répond à des objectifs court termistes de rentabilité immédiate…

Aux consommateurs de trancher.

In Vivo (suite)

logo Rayons boissonsSans commentaire :

Image1Retrouvez le site de Rayon Boissons ici.

Même les raisins pleurent…

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