Archive for 30 septembre 2015

Prospectus

5Le prospectus reste un incroyable moyen de promotion et de multiplication des ventes malgré son côté vieillot et son rejet « écologique » par beaucoup : un congrès européen en retrace les avantages aux yeux des consommateurs (à lire ici). Les Français en lisent 16 par semaine (soit plus de 20 milliards distribués par an) et le considère comme le meilleur vecteur d’informations pour traquer les rabais.

Guide

5

 

Vin&Société a publié un petit livret très complet sur le bon usage de la loi Evin : les thèmes et message autorisés, le mécénat et le parrainage, la publicité, les vidéos et mentions légales sur internet, la PLV, les mentions (sur les documents publics), le tourisme (licence, dégustation), … tous les sujets sont abordés et passés au tamis de la législation complexe en vigueur.

A lire ici.

Idée commerciale ?

5Né en janvier 2015, ce collectif associatif regroupe désormais 34 cavistes en France et en Belgique. Plutôt sympathique, décalée et moderne, mais très marquetée, cette initiative ouvrira-t-elle de nouvelles perspectives aux vignerons et aux consommateurs ? Contactez-les, pour voir www.cavistes-alternatifs.com ! 7

Ces géants inconnus

5

 

Un « monstre viticole » français est né de la volonté de la coopérative agricole Invivo : ce méga groupe souhaite développer 1 milliard d’€ de chiffre d’affaire dans le vin en 2025 (contre un plus de 350 millions aujourd’hui). Pour devenir l’un des numéros mondiaux, Vinadéis veut maîtriser le sourcing, développer des marques fortes avec des vins adaptés à chaque marché … résultat sous peu.

Volume suite

Deux droits de suite, après l’article sur le volume :

-la réponse de l’OIV à mon interrogation sur la suppression de la notion « d’équilibre du marché » :

7Message un peu court et sibyllin qui m’a amené à re demander des précisions : « cette donnée même estimée et imparfaite (l’usage de vins destinés à l’industrie étant évaluée entre 28 et 35 millions d’hl) permettait une analyse tendancielle intéressante qui, si je ne me trompe, était commentée régulièrement par M. Castellucci quand il était Directeur de l’OIV. » : à suivre.

-mon commentaire à la réaction de Frédéric Carreyre : lire la suite

Volume, toujours

Image1

Depuis 2001 et sous la direction générale de Federico Castellucci, l’OIV (Organisation Internationale de La vigne et du vin) n’a eu de cesse de souligner le risque puis la réalité d’une production trop faible pour couvrir les besoins du marché. Depuis son départ (janvier 2014) et la nomination d’un haut fonctionnaire français à sa tête (Jean-Michel Aurand), l’institution ne communique plus sur ce thème.

Pourtant, les donnés chiffrées se confirment : pour fournir de quoi satisfaire la consommation de vins (240 millions d’hectolitres) et les besoins industriels (estimés entre 28 à 32 millions d’hl contre 35 deux ans plus tôt !), il faut bien au minimum 270 millions d’hl. Au dessous de ce seuil on peut parler de sous production, au dessus et à l’inverse de sur production.

Depuis 2001, seules 5 campagnes sur 14 ont été sur productrices (1 seule depuis 2007) ; le solde de cette période est juste à l’équilibre et présente depuis 2007 un déficit de 44,36 millions d’hl (à noter qu’avec l’ancienne estimation des besoins industriels ce déficit se creuse à 60 millions d’hl et à 84,36 depuis 2007).

Quelque soit les modalités de calcul et les bases prises en compte la situation du marché est de plus en plus tendue : sa production reste insuffisante.

M. Castellucci avait l’habitude de souligner l’impact de cette tendance (que l’on peut aujourd’hui considérer de moyen terme, les surfaces viticoles plantées ne progressant pas) : elle a certaines années limiter la croissance des échanges (exportations) ; elle a aussi un impact sur la consommation stagnante. Aux États-Unis par exemple, le manque de disponibilités volume a réduit la hausse des achats par les ménages, une sorte de phénomène de pénurie en somme.

Refuser de poser cette problématique comme centrale dans l’analyse du marché paraît assez incroyable : quelque soit la réponse apportée, elle mérite d’être débattue au lieu de sembler ignorée ou pire étouffée.

Interpellée sur ce sujet, l’OIV doit me transmettre (je l’espère) sa vision sur ce sujet… à suivre, donc.

Tout change…

… mais rien ne change et à la fin, ce sont les agriculteurs qui paieront ! La fusion régionale devrait donc conduire à ne rien modifier de la structure des Chambres d’Agriculture. Joli tour de force à découvrir dans cet article de Sud-Ouest.

2

La future Chambre d’agriculture d’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes sera installée fin octobre à Périgueux. Les professionnels pourraient être amenés à mettre davantage la main au portefeuille pour « amortir » cette fusion. Lire la suite ici.

Données mondiales 2015

7

Le congrès de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) a délivré son lot de statistiques macro économiques ; retrouvez ici l’analyse complète du marché.

répartition de la production de raisins

 

500 ans d’utopie (6)

7Au final, l’intérêt de l’Utopie de More tient dans ce que nous avons peut-être oublié : la philosophie, l’analyse intellectuelle, l’histoire nous offrent des clés de réflexion et d’action dans notre vie, personnelle et professionnelle.

Face aux défis, aux questionnements, nous pouvons encore et malgré la pression, prendre le temps, « laisser du temps au temps »*.

Ce que la réussite de nos sociétés, le confort, la sécurité ont rendu moins nécessaires à nos yeux, peut redevenir le cœur de notre quotidien.

Sans mercantilisme effréné, sans recherche d’une rentabilité à court terme, mais avec la volonté de dépasser des situations toujours en devenir, améliorables, nous refondons la notion de progrès, indispensable pour croire en l’avenir.

Cette approche théorique, morale, n’est pas rétrograde ou ringarde : elle contient une part de modernité inaltérable car elle met au centre du travail, l’humain, comme objectif le mouvement et comme moteur la curiosité.

Relire More montre l’étendue de l’évolution que l’occident a vécue depuis ; en ce sens, il est daté. Il ouvre pourtant une fenêtre alors que notre monde sent le renfermé, l’égoïsme, la peur. Il aère violemment notre cerveau, donne envie de croire en ses facultés et de dépasser des limites que nous avons-nous même fixées.

Il casse le pragmatisme qui nous a immobilisés, figés comme si plus rien ne pouvait s’améliorer, comme si nous étions contraints à nous adapter à des situations que nous savons négatives.

Il nous fait « penser en dehors de la boîte »** et nous laisser dépasser et non angoisser par nos résultats ; cette notion de surprise apporte un sel inattendu et nécessaire à notre existence.

*François Mitterrand (d’après Cervantès).

**relire le concept ici.

Vins de Bordeaux : vers un grand millésime 2015 ?

1604373140

 

Alors que la récolte des raisins rouges débute dans la région, tous les espoirs sont permis pour obtenir – enfin – un grand millésime. De quoi booster la confiance de toute la filière. Lire l’article ici.