Archive for 25 août 2015

Les enseignements de la crise agricole (suite)

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©P. Allard (REA-La Vie)

Lait, vache, porc… le grondement de la colère paysanne ne passe pas.

Très en pointe médiatique, la FNSEA ressasse ses solutions : allègement des « charges », concentration des exploitations, subventions (3 milliards d’€ en trois ans quand même), voir suspension de l’embargo vers la Russie (on rêve) sans diagnostic ni remise en question.

Le tout en brandissant l’étendard bien commode de la compétitivité : à force de baisser les coûts, on se demande comment l’on peut arriver à produire ! Tout cela se répète depuis plus de 20 ans sans de résultat probant.

La Confédération Paysanne (voir ici l’interview de son porte-parole dans Libération) a beau jeu d’opposer une approche plus réformatrice, d’autant qu’elle n’est écouté par aucun décideurs. Son discours pertinent (favoriser la qualité, la revente, les exploitations de tailles raisonnables) a donc peu de chance de se traduire en actes d’autant qu’il semble impliquer une baisse du volume mis en marché.

En cherchant plus loin, on découvre parfois des informations incroyables :

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500 ans d’utopie (5)

7Au cœur de l’île d’Utopie, se dévoilent des valeurs organisée parfois de façon étrange pour notre regard du XXIème siècle mais qui posent des fondations sociales trop souvent oubliées : une égalité totale, absolue, un égalitarisme (qui nourrira la philosophie communiste) que compense une modernité donnée à tous. La communauté se lie donc par le bien commun, un service public accessible avec priorité à la santé (Thomas More imagine les premiers vrais hôpitaux) et à la culture.

En 1516, il préconise une journée de 6 heures de travail pour laisser le temps d’apprendre !

Il place comme mal principal de la société, la notion même de propriété qui est donc absente d’Utopie ; si l’histoire montre combien a échoué cette idée pure, elle garde une pertinence incroyablement actuelle quand elle impacte la morale d’état. L’état doit obéir à la même morale que les particuliers. Ainsi, s’il commerce avec le monde, il reverse un septième des exportations aux pauvres du pays client.

« J’oppose à ces usages ceux de tant d’autres nations toujours occupées à légiférer sans être pour autant mieux gouvernées ; où chacun nomme sien ce qui lui est tombé dans les mains, où tant de lois accumulées sont impuissantes (…). Un seul et unique chemin conduit au salut public, à savoir, l’égale répartition des ressources.  »

Aujourd’hui bien sur, est venue s’ajouter la notion à l’époque peu présente de liberté individuelle et l’approche naturaliste (retrouvée aux temps des lumières chez Rousseau par exemple) peut paraître naïve.

Mais de cette forme d’état, peut se retenir une volonté permanente et en marche du bien et du partage.

 

Magrez, suite

Bernard-Magrez

Bernard Magrez (copyright JDD/Maxppp)

L’article paru le 18 juin (à relire ici) où était relayé son choix d’abandonner toutes ses propriétés bordelaises a amené quelques remarques depuis Linkedin (ici).

Face au silence de la presse sur un sujet pourtant majeur,voici donc ces réactions. lire la suite

Muscadet

sauvons-le-muscadet-d-une-mort-programmeeIl est intéressant de constater que dans certaines régions de France, sont contestés les choix interprofessionnels : d’abord sous un angle territorial, défense du local (avec on l’accordera des accents parfois passéistes, voir identitaire) mais aussi avec une volonté stratégique de développement marketing et commercial.

De quoi lancer et alimenter un débat réel…

Lire ci-dessous l’article et le dossier de Ouest France ; se procurer le pamphlet d’Alan-Erwan Coraud ici. lire la suite

500 ans d’utopie (4)

utopie-300x225« L’utopie est une réponse donnée aux inquiétudes, espoirs et rêves inassouvis du siècle ; elle apparaît comme une limite vers laquelle tendent la réflexion et l’imagination »*

Cinq siècles après son traité sur la meilleure forme de gouvernance, que nous apprend encore Thomas More ? Qu’est-ce que l’utopie dans notre modernité ?

Lire « L’Utopie », au delà même du récit d’aventure ou du style littéraire, étonne par sa pertinence, sa résonance avec notre monde politique ou social, avec notre vie en entreprise ou en collectivité.

Dès le livre premier, Tomas More nous assène une vérité qui traverse le temps pour nous gifler de son actualité, une affirmation entendue sans cesse  aujourd’hui. Face à une proposition nouvelle ou venant d’ailleurs, face à une idée fruit de réflexions intellectuelles, nous nous « cramponnons sous prétexte de tradition, à ce qui pourrait être amélioré ».

Parce que l’on a toujours agi ainsi, on se refuse à envisager une alternative. « There is no alternative », slogan attribué à Margaret Thatcher, nous est répété en boucle pour justifier un simple replâtrage du réel sans plus chercher à progresser, à évoluer … à changer même. De ce diktat, de ce que certains nomment totalitarisme, Thomas More a eu l’intuition inéluctable dès 1516.

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*Simone Goyard-Fabre, préface de l’édition GF Flammarion 1987.

Les vins les plus chers

640px-Lemonde_fr_2005_logo.svgWine Searcher, fondé à Londres en 1999, a réalisé ce classement des « 50 vins les plus chers au monde » à partir des listes de prix de 54 876 cavistes, négociants et producteurs dans le monde, répertoriant 7 283 489 bouteilles de vin, tous millésimes confondus, et avec un prix moyen par bouteille.
A eux seuls les bourgognes font un tir groupé impressionnant trônant aux trois premières places, avec quatre autres vins dans les dix premiers et au total pas moins de 40 vins sur 50 !
1-Richebourg Grand Cru (Côtes-de-Nuits – Bourgogne) : 14 254€
2-Domaine de La Romanée-Conti (Romanée-Conti Grand Cru- Bourgogne) : 12 169 euros
3-Cros Varantoux (Vosne-Romanée premier cru – Bourgogne) : 8 072€
10-Ermitage Cuvée Cathelin (Ermitage – seul Côtes-du-Rhône du classement) : 3 469€
18-Château Pétrus (Pomerol) : 2 701 dollars 2 469 €,
23-Château Le Pin (Pomerol) : 2 359 dollars (2 156 euros)
les deux seuls vins de Bordeaux.
Lire l’article ici.

CIVB

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News de l’Entre-2-Mers

Image2Lire ici la news n°26 avec cette question en débat « Faut-il planter du Blanc ?***

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Coaching

7Petit cours de coaching … par Benoit Mahé, cofondateur de CapKelenn* : rigolo, intéressant et pas faux du tout. A vous de voir :

« Connaitre son client afin d’aborder la vente comme une relation et non pas comme la déclamation d’un script appris.  De même qu’un journaliste ou un coach professionnel, le vendeur en magasin   apprendra à prononcer des phrases de la manière suivante:

  • les plus courtes possible (au moins au début); moins de 6 mots, idéalement 3.
  • Suivies d’un silence afin de permettre à l’autre de réfléchir
  • Si durant la question, le vendeur observe que le client a déjà une réponse, alors il s’interrompt et permet au client de s’exprimer.
  • En forme d’entonnoir, en allant de la plus générale et ouverte à une question plus précise.

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