Archive for 29 mai 2015

Le Cognac comme exemple ?

1La filière (BNIC) bureau national interprofessionnel du Cognac vient de publier un business plan 2030 (voir ici l’article de Sud Ouest) relai de celui en cours et valable jusqu’en 2017.

Un accord négoce – production qui implique un objectif (56,25% de hausse des ventes en 15 ans soit 250 millions de cols contre 160 aujourd’hui) et s’appuie des souplesses : à la production d’abord, avec à partir de 2017, des possibilités de plantation pour répondre à la croissance commerciale (absorbée dans un premier temps par une optimisation des rendements).

Dans la veille ensuite, puisque des seuils d’alerte conduiront à une révision du plan en cas de premiers résultats insuffisants.

La région s’appuie sur une reprise de l’export qui couronne la volonté de compenser la baisse chinoise par la progression de l’Amérique du nord (États Unis en tête).

Comme le souligne le journaliste, négociants et vignerons « conscientes que leurs destins étaient intimement liés, ont su trouver un accord ».

Un exemple donc, à suivre…

Découvrir le site du Cognac ici.

A priori n°5

Impossible d’acheter sans déguster.

Il est grand temps de tordre le cou à une vieille habitude, premier blocage pour un producteur face à la commercialisation de ses vins. Pour vendre, il serait obligatoire d’être sélectionné par l’échantillon.

Rappelons tout d’abord comment se passe une dégustation : plusieurs personnes autour d’une table, 50 à 100 vins « manchonnés », un tri à l’aveugle, puis une rupture de l’anonymat avant le choix définitif. Ainsi donc, il faut d’abord faire confiance à l’objectivité (?) des palais de quelques personnes susceptibles de supporter 15 à 25 verres minimum ; puis se soumettre à des jugements qui n’ont plus rien à voir avec l’organoleptique : rapport qualité / prix, notoriété, unité de besoins*, budget, …

N’oublions pas ensuite que le moindre caviste est submergé par 500 bouteilles d’échantillons annuelles, qu’un comité d’enseigne 750 dégustations** en deux mois pour une foire aux vins… que l’expérience prouve que le taux de réussite de l’envoi d’une bouteille est proche de 0, alors même que le coût de ces expéditions ne cesse d’enfler dans les propriétés.

Surtout, le consommateur achète dans 95% des cas un vin sans l’avoir goûté… et qui mieux que le vigneron connaît ce vin qu’il livre à son jugement ? Qui mieux que lui sait (ou devrait savoir) le positionner, l’expliquer et le valoriser ? lire la suite

Le marché de Bordeaux

Ventes de Bordeaux en grande distribution France (en millions de 75cl)

Ventes de Bordeaux en grande distribution France (en millions de 75cl)

 

Le bilan annuel des ventes de Bordeaux (France et monde, toutes OC) reste un document essentiel publié par l’interprofession (CIVB) : ici l’édition 2014 montre les deux grandes faiblesses décennales de  la commercialisation bordelaise. Une grande distribution française, premier circuit, en chute et un export très en retrait par rapport à la croissance du marché.

Ces deux piliers historiques, notamment pour le négoce, se sont affaissés et expliquent en grande partie les considérables difficultés économiques actuelles des producteurs et metteurs en marché.

Leader français, Bordeaux par son atonie, entraîne toute la filière nationale dans son marasme. Export

Export

Idée commerciale

1Le Brésil, nouvel el dorado de l’exportation des vins, peut-il prendre la suite de la Chine ? La grande distribution française très implantée dans cet immense pays, représentera-t-elle une tête de pont pour les produits made in France ? Au travers de l’exemple de la chaîne Pão de Açúcar propriété du groupe Casino, il est intéressant de suivre ce marché pour l’instant peu accessible à cause d’un niveau de taxes prohibitif.

-voir ici le site de Pão de Açúcar :181 supermarchés (35% du CA  provient des vins chiliens, 25% des argentins et 15% des brésiliens) ;

-lire ici les articles de logo Rayons boissonsconsacrés à Casino Brésil ;

-consulter ici la fiche marché d’Ubi France (avril 2015).

 

Inno’vin 2015

Image2L’intervention d’Alain Rousset, Président du Conseil Régional Aquitaine, lors de l’Assemblée Générale d’Inno’vin (revoir ici la présentation du cluster créé en 2008*) a eu le mérite de contextualiser l’économie de la filière viticole.

Le vin reste le premier vecteur d’image de l’Aquitaine, au delà même de sa place économique et sociale majeure : il fait rêver, déclenche la passion comme aucun autre produit, induit des évolutions considérables.

La viticulture comme toute l’agriculture, doit passer d’une « économie de cueillette » à une « économie de l’innovation », processus engagé mais non encore abouti : la filière ne peut passer à côté de la recherche et de son application, depuis la robotisation et le machinisme, le design, l’écologie, l’orientation de la plantation, l’export jusqu’à l’impact des évolutions climatiques.

En effet le réchauffement déjà inscrit dans le temps, aura des conséquences sur l’environnement et sur la typicité des vins : comment garder l’identité du terroir alors que la température du sud ouest se rapproche de celle du sud de l’Espagne ?

Enfin, la nouvelle grande région Aquitaine – Charentes Poitou – Limousin rassemble deux vignobles de poids, Bordeaux et Cognac, complémentaires : trouver des synergies, faire communiquer et travailler ensemble des acteurs différents, des métiers qui ont peu l’habitude de se croiser, investir toujours dans la recherche et le développement semblent être les axes de réflexion et d’action. lire la suite

A priori n°4

A la fin, seul le prix compte.

L’obsession du prix est bien légitime pour un producteur : son revenu tout comme la rentabilité économique de son exploitation dépendent bien du niveau des sorties de son chai. Mais à trop se focaliser sur ce prix de facturation, le vigneron se sent prisonnier d’acheteurs qui se préoccuperaient de trouver le vin le moins cher possible. Il oublie la réelle attente du consommateur qui veut un indiscutable « prix juste » entre accessibilité et image qualitative.

Il renonce à satisfaire le besoin réel certes souvent tu, du professionnel pour qui l’essentiel est de garantir sa revente. Ainsi, il laisse échapper les deux bouts de la ficelle :

-il ne cherche pas à maîtriser – il faudrait dire imposer – le prix de vente consommateur (PVC) de son produit. Vers le bas, bien sur, on voit sortir des vins décrochés de leur positionnement naturel ; Bordeaux est ainsi menacé de devenir un simple produit d’appel avec ses rouges à moins de 2€, ses appellations prestigieuses dévalorisées pour attirer le chaland. Mais vers le haut aussi, quand un vin à 10€ en France, se retrouve à 45$ aux Etats Unis ou à 800¥ en Chine sous prétexte de grassement payer intermédiaires et distributeurs.

-il ne négocie pas les moyens d’aide à la revente – le trade marketing – qui  de l’animation à la dégustation, de la publicité sur le lieu de vente (PLV) à la promotion du PVC, assurent la rotation du vin sur les étagères des magasins. Il se prive ainsi de marge, de moyens investis qui seuls justifient un prix tarif ou facturé plus élevé.

Retrouver l’envie de discuter prix plutôt que de se soumettre au diktat du moins disant, du 1er prix, en comprendre les mécanismes au lieu d’espérer vendre au prix de revient, partir du marché pour dégager de la rentabilité, voilà une des clés du succès.

 

Mama Mia !

1Grand spécialiste des cavas (vins effervescents espagnols), Freixenet fort du succès de son Cordon Negro en France a lancé avec succès une gamme « fun » de mousseux destinée en priorité aux femmes… une idée commerciale à suivre.

Voir l’article ici de Rayon Boissons et le site dédié de la marque.

Aides à la restructuration

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Voir toutes les fiches du dispositif ici.

Aides

Grâce à l’association Bordeaux marketing qui unit une quinzaine de vignerons, une large étude des aides à disposition de l’ensemble de la filière viticole a été réalisée : le résultat de ce travail peut être mis à disposition des acteurs qui en ferait la demande.

Conditions en contactant fabricechaudier@aol.com.

Bordeaux

Comment se voient les habitants de la métropole bordelaise ? Depuis 2013, l’institut Cohda tient un baromètre que vous pouvez suivre ici, qui montre l’évolution de l’image que les habitants ont d’eux-mêmes et de leur ville.

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