Archive for 27 avril 2015

Incorrigibles Bordeaux

Ainsi donc, ils ne tiennent pas compte des avis même des acheteurs et des consommateurs …

logo Rayons boissonsBordeaux : le prix des primeurs en légère hausse. « Tous les châteaux ne sont pas sortis mais la tendance est clairement à une légère hausse du prix des primeurs. Alors que les enseignes espéraient un signal fort des grands crus classés, ces derniers restent campés sur leurs positions. » lire l’article de Rayon Boissons ici.

Négocier

 

La France a une difficulté à accepter le conflit et à le négocier.

Mona Ozouf philosophe et historienne française, le soulignait il y a peu lors d’une interview radio matinale. La France n’a pas la culture de la négociation qui induit une confrontation pour trouver un compromis, des concessions pour arriver à une solution concrète, commune et acceptée par les parties en présence. Ô combien nous préférons l’illusion du consensus, « ce consentement du plus grand nombre » – impossible !, cette « procédure qui consiste à dégager un accord (…) qui évite de faire apparaître les objections et les abstentions »*.

Sans cette volonté opiniâtre de se défendre et tout à la fois d’aller vers l’autre, nous oublions de conclure nos actions, nous nous réfugions dans le « relationnel » pour expliquer notre absence de résultat.

Peuple peu attiré par le commerce qui nous paraît souvent « sale » ou pour le moins « douteux », nous rejetons ainsi par principe et par a priori, la grande distribution, la massification ou la globalisation d’un marché. Nous demeurons peu formé aux méthodes de négociation, de la vente aux oppositions syndicales ou politiques.

Négocier c’est discuter, s’ouvrir pour arriver à un accord. Ne l’oublions pas.

*définitions du Larousse

Prix, grands vins, etc.

Mais que veulent donc les acheteurs distributeurs ? Après avoir encensés les grands vins puis les avoir délaissés (voir article Bordeaux, le grand décrochage), la question – centré sur le prix, se pose : avec beaucoup de transparence, ils n’hésitent pas à dévoiler leurs attentes.

Un prix juste : ne pas dépasser un seuil psychologique qui correspond à la fois au positionnement de l’appellation (ou de l’origine) et à celui du vin (nom, image, segmentation choisie par le producteur). Peu importe qu’il s’agisse d’un « petit vin » ou d’un « grand cru classé », l’approche marketing reste identique.

Un prix qui varie peu : pas de yoyo, ni hausse vertigineuse, ni dégringolade promotionnelle non maîtrisée… l’acheteur, en réponse au souhait du consommateur, veut une vision à long terme de la situation du vin en entrée, au cœur ou en haut de gamme.

Un vin « vrai » : exit les buveurs d’étiquettes, les façades de prestige, les signatures et retour aux liens réels (terroir, origine géographique, nom du vigneron). Pour être sûr de plaire, de ne pas se tromper, les distributeurs parient – à coup parfois d’exclusivités et de marques ombrelles (Club des Vins & Terroirs de Système U par exemple) – sur des vins identifiés « producteur ».

Et se dessinent aussi des tendances commerciales comme le « tout en direct » de Lidl, une communication au point de vente puissante, des actions nouvelles (foire aux vins de Noël toujours chez Lidl), … de quoi donner des idées et renouveler les relations acheteurs – vignerons.

 

Tourisme & vin Bordeaux

1Découvrez ci-dessous le catalogue Wine Tours Bordeaux 2015

Voir aussi ici l’évolution de la Cité des Civilisations du Vin.

Restructuration

L’impact des évolutions techniques vue de l’aval :

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Restructuration & reconversion

1Pour bien comprendre les enjeux et les résultats potentiels de la densification et de la restructuration, retrouvez ci-dessous deux témoignages de vignerons :

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Aide à la restructuration

logo-franceagrimerDans le cadre de l’OCM vin (organisation commune des marchés de l’Union Européenne) et sous le financement du FEAG (fonds européen agricole de garantie), France Agrimer relance jusqu’au 15 octobre 2018, le programme de soutien à la reconversion du vignoble français. lire la suite

A priori n°3

Le marché se régule par l’offre. Trop de vins produit tue le marché.

Cette réflexion qui semble frappé au coin du bon sens, est toujours entendu même dans la bouche de vignerons Jeunes Agriculteurs. Elle sous-tend nos institutions, influe les stratégies publiques et interprofessionnelles. Surtout elle est ancrée dans les esprits comme une empreinte culture, quasi génétique.

Pour l’étudier, revenons d’abord à la définition commerciale et marketing du marché : il est un « ensemble de clients ou consommateurs actuels ou potentiels ». Ainsi, en France, il est considéré comme « marché du vin », toute personne âgée de plus de 15 ans qu’elle boive ou non, qu’elle achète ou non du vin. Le marché n’est donc plus ce lieu de rencontre de l’offre et de la demande, notion originale et formelle liée aux foires.

Le consommateur exprime une demande qui répond à un besoin présent ou à venir. Il reçoit en retour des entreprises, de quoi la satisfaire. Le vin n’échappe pas à cette évolution ; au contraire, il en est d’autant plus un symbole, qu’il a plus que tout autre produit, changé de nature depuis les 50 dernières années.

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Une vision de la France

2Le généticien Axel Kahn livre après avoir sillonné la France à pieds pendant deux ans, une vision intéressante et décalée de notre pays qui selon lui, va dans son ensemble plutôt « moins mal que les Français ne le pensent ». Sa vision surtout du monde rural est passionnante : « J’ai traversé une France agricole superbe, avec une capacité à tirer le meilleur des terroirs ». Et si la France « n’est pas sorti indemne » de la crise, elle a « mieux résisté » et l’on sent une « palpitation de revitalisation rurale ». « Il n’y a pas de déprise agricole » donnant en exemple les céréales champenoise, le maïs du sud-ouest, les truffes du Quercy.

Lire l’article ici complet et les deux livres tirés de cette expérience et publiés chez Stock : « Pensées en chemin » et « Entre deux mers ».

Idée commerciale

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Pensez à cliquer sur les images pour les agrandir.

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