Archive for 29 novembre 2014

Enfin !

logo_osfVoilà qui en ces temps de « french bashing » et autre déclinisme ne peut que faire du bien et revigorer notre mental comme notre envie d’entreprendre. Voir le site ici.

Les idées fondatrices : « la ligue cherche à promouvoir un certain nombre d’idées et de valeurs (…) qui sont à cet instant précis :

La responsabilité est la condition de l’optimisme.

Celui qui veut des perles doit plonger à la mer.

L’optimisme repose sur des valeurs.

La résignation est une pollution.

Etre optimiste ne signifie pas feindre que l’on va bien à chaque instant de sa vie.

La critique est aisée, mais l’art difficile (Philippe Néricault-Destouches)

L’optimisme se construit sur la confiance

L’optimisme est bon pour la santé.

Il n’y a pas d’alternative à l’optimisme réaliste.

La réalité du monde est plus belle que ce que nous en montrent les médias. »

Lire la suite et rejoindre Mathieu Ricard, Jean d’Ormesson ou Eric Orsenna en cliquant ici.

Part de marché grande distribution

Part des enseignes de GD françaises avec évolution sur douze mois :

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Source Kantar Worldpanel infographie Infogr’am

Les lobbies et le vin (suite)

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Audrey Bourolleau a accepté de lever le voile sur l’Association Vin & Société dont elle est depuis deux ans Déléguée Générale.

 

FC : « Comment définiriez-vous le rôle de Vin & Société ?

AB : trois axes structurent notre action. Le premier, institutionnel, consiste en une veille de l’agenda public et politique autour des sujets de santé, de fiscalité, de publicité … liés au vin : nous analysons les risques pour la filière, prenons partie et établissons des relations avec les décideurs politiques. Depuis peu, nous avons élargi cet axe au niveau européen.

FC : en ce sens, assumez-vous le terme de lobby pour Vin & Société ?

AB : absolument. Il s’agit d’une stratégie d’influence politique. Le deuxième axe de notre action se définit comme un accompagnement. Nous établissons des partenariats pour promouvoir la connaissance des repères de bonnes pratiques de la consommation de vin : avec la sécurité routière pour éviter les comportements à risque et éduquer, avec Mon Petit Quotidien(journal d’actualité pour les enfants, NDA) pour apprendre et respecter le produit vin.

Enfin, le troisième axe est la compilation et la mise à disposition (de la presse, des scientifiques et bientôt du grand public) de toutes les études autour du vin : cette année nous avons recensé plus de 900 travaux. Cet état des lieux de la recherche donne des bases argumentaires solides.

FC :quel est votre budget de fonctionnement ?

AB : il s’élève à 1,4 millions d’€ par an, abondés par nos adhérents en côte part de leur poids (volume / valeur) dans le filière viticole française.

FC: en quoi vous différenciez-vous de l’ANPAA et de ses messages ?

AB : on les rencontre, on débat avec eux (en dernier lieu lors de l’Assemblée Générale des Bourgogne) mais on ne part pas du même postulat. Pour nous, il faut condamner les excès – tous les excès étant mauvais -, les comportements à risque mais pas le produit lui même. Nous promouvons la modération, un modèle culturel …

FC : mais n’est-ce pas exactement le même discours de consommation responsable que celui mis en avant dans la communication de l’ANPAA ?

AB : le discours peut-être mais mais leurs demandes s’opposent à ce qu’ils disent. Ils veulent une taxation, une restriction fr la communication, un interdit de la consommation : pour eux, le vin est un risque dès le premier verre alors que pour nous, en se basant sur toutes les études scientifiques, la modération limite mais permet la consommation de deux verres par jour pour les femmes et trois pour les hommes. Nous demandons au gouvernement une campagne publique autour de ces repères que préconisent l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé qui dépend de l’ONU, NDA) mais que 90% des français ignorent.

L’ANPAA tient un double discours moralisateur et idéologique là où nous voulons éducation et prévention. »
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Némésis à Aquitaine export 2014

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Faut-il déjà être riche pour faire fortune dans le vin ?

Image1Décidément, France Culture s’intéresse au vin ! Voici du « Grain à Moudre », émission du jeudi 13 novembre 2014 à écouter ici.

« Il ne suffit plus d’avoir une belle voiture décapotable ni même une villa en Toscane ou dans le Lubéron pour apporter la preuve de sa réussite. Aujourd’hui, quiconque entend briller en société se doit de posséder quelques hectares de vigne. Dans un monde où l’achat de particule se pratique de moins en moins, le vin donne à celui qui le possède un statut proche de l’aristocrate. Le show business en est friand : ainsi le rappeur américain Jay-Z, qui vient de racheter la marque de champagne Armand de Brignac, rejoignant ainsi ses compatriotes Brad Pitt et Angelina Jolie, mais aussi les Gérard Depardieu, Luc Besson et autres Carole Bouquet.

Mais investir dans la vigne n’est pas qu’une question de paillettes. C’est aussi, et semble-t-il de plus en plus, une affaire de gros sous. Avec la mondialisation et l’émergence de nouvelles classes moyennes, la consommation mondiale a nettement augmenté ces dernières années : 238 millions d’hectolitres en 2013. Le marché est planétaire. Les terres cultivables, elles, sont limitées. Forte demande d’un côté, production plus maitrisée de l’autre : les prix augmentent donc en conséquence, atteignant pour certains grands crus des niveaux qui défient la logique économique et gustative. De quoi attirer de nouveaux investisseurs, séduits par de belles promesses de rendement. De quoi décourager aussi ceux qui n’ont pas la puissance financière pour résister. »

A l’occasion du lancement jeudi 20 novembre du Beaujolais nouveau et des vente caritatives des Hospices de Beaune des 15 et 16 novembre, et alors que la France vient de redevenir le premier producteur mondial de vin, se pose la question : « Faut-il déjà être riche pour faire fortune dans le vin ? »

Nouvelle alerte médiatique

Image1Les reportages se multiplient autour du scandale sanitaire des pesticides dans la viticulture. A écouter ici le reportage d’Inès Léraud :

« Grâce à l’enquête de son épouse Catherine Marchal, Dominique a été le 1er agriculteur en France dont la maladie a été reconnue comme causée par les pesticides.

Ayant perdu en 2012 son père James Bernard Murat, viticulteur dans le bordelais, Valérie Murat mène le procès qu’il n’a pas eu le temps de faire contre l’industrie de la chimie.

Deux femmes que rien ne prédestinait à pourfendre une omerta, nous livrent leur combat. »

Réalisation : Manoushak Fashahi

Repères (analyse)

Que peut-on tirer comme enseignements de ces repères ? Il suffit de constater que la commercialisation des vins de Bordeaux qui a été tendanciellement croissante jusqu’au début des années 2000, s’est arrêtée depuis : si entre 1990/91 et 2000/01, les ventes de Bordeaux ont progressé de 25%, elles ont depuis baissé de 8%.

Deux raisons apparaissent sur le 1er graphique : tout d’abord, les ventes en France ont stagné autour de 3,8 millions d’hl avant de fortement se replier (-16% soit -630 000 hl). Ceci vient d’une érosion des débouchés en grande distribution où les AOC volumes (Bordeaux, Blaye, etc.) ont vu leur part dégringoler ; le manque de volume depuis deux ans accentuent un phénomène décennal.

Ensuite et malgré le rebond chinois de ces trois dernières années, l’export n’a pas suivi le développement du marché mondial : alors qu’il passait de 60 à 100 millions d’hl (+67%), les ventes de Bordeaux perdaient plus de 28% avant de retrouver leur niveau de la fin des années 90 !

Ainsi et c’est le graphique n°2 qui le montre, les sorties des chais sous performent.

Dernier enseignement, la part du vrac passe en 10 ans de 58 à 48%.

Ces données peuvent ouvrir de multiples interprétations : celle optimiste veut que se soient ajustées commercialisation et production. Elle souligne aussi que la crise (cours du vrac très inférieur aux coûts réels) a obligé les vignerons à se prendre en main et à s’occuper de leurs débouchés (d’où la part moindre du vrac).

Mais sans tomber dans un négativisme systématique, on peut nuancer ce point de vue en regrettant que Bordeaux ne profite plus des opportunités offertes par le marché et que la faiblesse voulue de sa production obère à la fois son potentiel de conquêtes des pays étrangers et sa capacité à résister à la concurrence intérieure. D’autant que la crise n’est pas passée, que le revenu viticole ne s’améliore pas et que beaucoup des chiffres encourageants des deux dernières campagnes sont en trompe l’œil.

A chacun, à partir des chiffres, de forger son opinion et de bâtir sa stratégie … hélas, une infime partie des entreprises de la filière pousse la démarche jusque là.

Repères

Source CIVB

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A noter sur la courbe « export », la différence de positionnement du chiffre 1998/99 (2,56 millions d’hl) et 2012/13 (2,36) !

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Bernard Farges

objectif-tribune-400x400« Nous aurons du mal à exporter notre vin en basculant dans un champ prohibitionniste »

Bernard Farges était l’invité du Petit Déjeuner interactif de La Tribune – Objectif Aquitaine le 07 novembre 2014. Près de 200 lecteurs ont assisté à son intervention. Morceaux choisis.

Le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB)

« Le CIVB représente les trois familles de la filière vin : la viticulture, le négoce et le courtage. Le Conseil est chargé de trois missions : développer la notoriété et renforcer l’image des vins de Bordeaux en France et à l’international, assurer la connaissance de la production, du marché et de la commercialisation des vins de Bordeaux dans le monde, préserver la qualité des vins de Bordeaux et anticiper les nouvelles exigences en matière d’environnement et de sécurité alimentaire. Le budget annuel du CIVB oscille entre 35 et 40 M€ en fonction des cotisations volontaires obligatoires réglées par nos adhérents. »

Le trou d’air

« En 2010, pour mettre en œuvre le plan « Bordeaux demain », le CIVB est parti d’un constat : la marque Bordeaux était abîmée et les prix erratiques. Nous avions besoin de redorer l’image de nos vins et de remonter le chiffre d’affaires, par la valorisation plus que par les volumes. Des mesures techniques de réduction de la voilure de l’offre et la hausse de la commercialisation à l’export ont permis de déstocker et donc de retrouver un équilibre. Mécaniquement, le prix entre le viticulteur et le négociant, autrement dit le vrac, a augmenté et nous avons retrouvé une situation saine. »

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Les lobbies et le vin (2)

Image1Dans un face à face souvent houleux et judiciaire avec l’ANPAA, Vin & Société s’est constituée en association loi 1901 en 1991 et se veut depuis 2004 une « structure opérationnelle ». Il n’est pas facile de connaître son budget* et sa maîtrise parfaite d’internet et des réseaux sociaux semblent empêcher toute critique. Il faut dire qu’elle regroupe en une unanimité rare, tous les acteurs de toutes les filières : les 22 organisations professionnelles régionales et les 7 nationales.
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