Archive for 9 août 2014

L’alcool dans le monde

Image1Pour ceux qui en douteraient encore, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) rappelle que l’alcool tue : 3,3 millions de personnes en 2012 sont mortes des causes de sa consommation, soit près de 6% des décès annuels dans le monde (4% pour les femmes, 7,6% pour les hommes). Après les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, l’alcool représente donc la 3ème cause de décès dans le monde et « pèse » deux fois plus que le SIDA (1,5 millions de victimes).

Consommation d'alcool par personne (+15 ans) en litres

Consommation d’alcool par personne (+15 ans) en litres

En Europe, cette proportion passe à 13,3% !

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Répartition de la consommation d’alcool

En affinant les chiffres, les spiritueux (whisky et autres vodka) représentent plus de la moitié de la consommation, devant la bière à près de 35%.

Le vin n’entre « que » pour 8% dans cette répartition, ce qui explique que bien des pays le promeuve comme substitution autres autres sources d’alcool.

Ces données montrent à la fois l’extrême dangerosité d’un produit que l’on contrôle mal par manque d’éducation : trop souvent simplificatrices et répressives, les politiques de santé publiques doivent coller plus à la réalité et s’attaquer non à l’usage mais au comportements.

source : Henri Olivier (Infographie), Donald Walther, Flavie Holzinger et Eric Béziat – LeMonde.fr 08/08/2014

 

Vino Business (3) : ce qui est révélé (suite)

vinoLe miroir aux alouettes de la spéculation (sur le prix du foncier comme des bouteilles de grands crus) a provoqué un phénomène double et inquiétant : l’image des vins de Bordeaux s’est ancrée dans la tête du consommateur mondial comme un luxe inaccessible et les « petits » vins ont décroché de la locomotive que constituaient les grands crus. A plus long terme, c’est l’équilibre économique du modèle français tout entier qui pourrait vaciller. lire la suite

SME Bordeaux

logo-SMEDepuis 2010, le filière bordelaise s’est engagée avec force et détermination dans le SME qui peut déboucher sur le normalisation ISO 14001 environnement. Vous pouvez découvrir ce projet qui concerne aujourd’hui 300 entreprises de production et de négoce et couvre 12 500 hectares en Gironde (lire ici).

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N’hésitez pas à prendre contact avec Eva Mondini au 05 56 00 22 68 (eva.mondini@vins-bordeaux.fr).

« Le vin qui ne peut pas dire son nom »

france-inter-186365Dans le cadre de notre réflexion estivale, je vous propose de (ré)écouter l’émission Interceptions de France Inter.

« C’est l’histoire d’un vigneron qui troque son tracteur contre le cheval de trait, un vigneron qui décide de ne plus recourir à la chimie dans sa vigne et dans son chai, un vigneron qui lâche l’AOC dont il repousse les exigences pour faire du vin de table ; une question d’éthique, d’éthique paysanne pour ce quinquagénaire à l’esprit bien trempé.

Jusque-là, tout va bien pour Olivier Cousin. Ça se gâte un peu quand ce gars de Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, indique sur ses bouteilles que son vin de table est « fabriqué en Anjou » :  cette précision géographique est réservée à l’AOC.

La Fédération viticole s’insurge, l’administration contrôle sa production, on interdit l’appellation « Vin naturel » à ce partisan du bio et de la biodynamie qui finit par être poursuivi pour « Pratique commerciale trompeuse » et pour d’autres délits du même tonneau.

En attendant le procès puis le jugement, l’équipe d’Interception a voulu savoir ce qui définissait un AOC, ce que l’on glissait dans les barriques et que l’on omettait de préciser sur les étiquettes, la question essentielle étant : … Mais qu’est-ce qu’on-nous fait-boire ???… » : écouter ici le reportage

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Succès du site

12Comme l’indique le graphique ci-contre, vous êtes toujours plus nombreux à lire les articles de ce site.

Je vous remercie pour cette fidélité toujours renouvelée.

Nombre de visites en moyenne mensuelle (ancien blog puis nouveau site). lire la suite

Vino Business (3) : ce qui est révélé

vinoLe mérite d’Isabelle Saporta vient de sa capacité à dire les choses, des faits, des évènements qui d’habitude sont tus. Elle ose avec beaucoup d’aplomb et sans tabous.

Mais que révèle-t-elle ? Tout d’abord, les conflits d’intérêts permanents qui minent la filière viticole. Ensuite, ce miroir aux alouettes qui de la spéculation (sur le prix du foncier comme des bouteilles de grands crus) à la folie chinoise menace maintenant la stabilité économique des vins français (surtout bordelais). Enfin, à la suite du film Mondovino ou de nombreux articles, elle pointe du doigt le risque d’uniformisation intensive et ses dérives.

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