Archive for 29 juillet 2014

Nous sommes des vignerons consciencieux, humains et il n’y a pas de label pour ça !

index2En réaction à l’article « Vino Business (2) : le vrai scandale » :

Attention à ne pas stigmatiser la viticulture en général, j’ai un doute quand aux pratiques qui sont engagées dans cette article : parlons un peu de ce qui se passe chez nous et laissons les viticulteurs se défendre et d’ailleurs pourquoi ne les entendons nous pas ?

Sur notre propriété nous ne mettons pas de pesticides, SAUF avec l’avis du Gdon (organisme interprofessionnel) qui plusieurs fois par an effectue des comptages énormes sur tout le vignoble pour suivre l’évolution de la flavescence dorée (maladie impossible à gérer sans pesticide qui a amené plusieurs viticulteurs à arracher des vignes toujours pas replantées plusieurs années après ).

DONC cette année nous avons fait UN traitement pesticide sur 3ha au lieu de 9,5ha. Le traitement pesticide est NORMALEMENT TRÈS régulé pour les vignerons consciencieux. lire la suite

Export morose, pas les grands propriétaires

Comme annoncé dans mes publications (voir présentation 2014), la France poursuit sa chute à l’international : sur les neufs premiers mois de la campagne, les exportations ont baissé de 5% en volume mais aussi en valeur (-3%) après une année 2013 stable au plus bas (14,5 millions d’hectolitres vendus). Si l’Espagne et l’Italie ont fortement reculé l’an passé (en raison aussi de disponibilités faibles), l’année 2014 s’annonce périlleuse car ces deux pays ont beaucoup produit.

Leur volume respectif (18,3 millions d’hl et 20,3) restent structurellement bien au dessus des français.

Ce marasme ne touche pas encore les « grosses fortunes du vin ». lire la suite

Vino Business (2) : le vrai scandale

vinoQue des personnes peu scrupuleuses s’en mettent plein les poches dans l’indifférence générale passe encore (!), mais ce que souligne avec le plus de pertinence Isabelle Saporta, c’est la bombe à retardement qui éclatera un jour au su et au vu de tous, qui déclenchera alors une crise dont personne ne peut encore mesurer l’ampleur : l’utilisation des pesticides.

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Vino Business (1)

Quandvino se déclenche une polémique, il vaut souvent mieux laisser retomber le soufflet médiatique pour analyser dans le fond l’origine du phénomène.

Au premier trimestre 2014, Isabelle Saporta publiait Vino Business, un brûlot sur la filière viticole, ciblant en particulier Bordeaux, ou du moins, la partie la plus visible de l’iceberg girondin : les grands vins.

Journaliste formée à Sciences Po, collaboratrice de Jean-Pierre Coffe pendant des années, elle travaille pour Jean-Jacques Bourdin sur RMC ou le magazine Marianne et avait déjà provoqué un scandale en 2011 avec  Le Livre noir de l’agriculture, comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement chez Fayard.

Qu’en reste-t-il quelque mois après, le tourbillon de l’immédiateté l’ayant effacé de la une ? lire la suite

Commentaire article « volume, clé d’avenir »

Il ne fallait pas être devin pour imaginer ce qui arrive aujourd’hui. Je le dis depuis 2003.
Il est assez aisé de vendre des containers entier de Bordeaux entre 1,7 et 2,2€HT départ chai, c’est beaucoup plus compliqué lorsqu’on est entre 2,2 et 2,7.
J’ai toujours pensé que la vraie question n’était pas le prix du tonneau, mais que met-on en place pour vivre avec ce que les clients sont prêt à payer.
Les clés sont simple à trouver, maîtrise du coût de revient (éviter les densités trop haute) et rendement réaliste (avec 5 000 pieds à l’hectare on fait très bon jusqu’à 70, 80 hl/ha).

A ce moment là, on dégage des revenus pour investir, et pour faire le boulot nécessaire à l’élaboration d’un bon vin sans demander quoi que ce soit aux contribuables européens… Mais a ce stade je suis dans l’utopie révolutionnaire.

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Olivier Metzinger, vigneron à Rions (Gironde)

www.domainepascaud.com

Volume, clé d’avenir

Les groupes de distribution en France adaptent le contenu de leurs foires aux vins au manque de volume disponible ; Lidl en Europe ou Costco aux États-Unis achètent des vins de tous les millésimes, y compris le 2014 non encore produit (!), pour des livraisons dans 12 ou 18 mois ; les vignerons scrutent tout autant le ciel que les ceps en espérant que la campagne sera riche en rendement … la planète viticole serait-elle devenue folle ?

Depuis le début des années 2000 pourtant, l’OIV avertit de ce qui aujourd’hui paraît s’imposer aux yeux de tous : la filière mondiale sous produit ! Au nom de la qualité, le nombre d’hectolitres par hectare n’a cessé de baisser ; selon le principe du régulation du marché par l’offre qui verrait monter les prix quand chutent les volumes, le phénomène a été amplifié.

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Des foires aux vins stratégiques

Le panorama des foires aux vins d’automne :

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Point marché

La grande distribution permet d’obtenir des indications marché précieuses : grâce aux différents panels et études publiés chaque mois, l’évolution delogo Rayons boissonss comportements des consommateurs apparaît de façon plus précises qu’au travers des données macro-économiques. Ainsi, ce mois-ci et à l’occasion de la présentation des foires aux vins de l’automne prochain, plusieurs tendances se dessinent.

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Winery

logo-wineryL’aventure de la Winery s’arrête, du moins dans sa version originale imaginée par Philippe Raoux, propriétaire du Château d’Arsac en 2007. Véritable innovation, rêve même d’un « château du XXIème siècle, le projet se voulait fer de lance d’une vision moderne de l’oenotourisme. Création architecturale, mise en scène du vin, expositions d’art, hôtellerie, négoce, caviste, restaurant, … tout devait se rassembler en un lieu unique ouvert aux étrangers comme aux locaux.

Mais jamais le chiffre d’affaire espéré (3 millions d’€ par exemple en 2011/12 contre 7 attendus) ni la rentabilité économique n’ont été au rendez-vous. Pour éviter la catastrophe, la Winery change de propriétaire : le groupe Cavavin rachète le site pour redynamiser le lieu de vente et adosser ses vastes capacités de stockage à la structure commerciale de la famille Lurton (Passion des Terroirs, co actionnaire de Cavavin).

Vin indien

vin indien

Royaume Uni : Marks & Spencer intègre un vin indien

L’enseigne a lancé un vin MDD (marque du distributeur) d’origine indienne baptisé Jewel of Nasik. Ce rouge est produit en effet dans la région de Nasik, une ville situé au nord-est de Bombay dans l’état de Maharashtral. Elaborée par le groupe Sula Vineyards (voir le site de la société), cette référence est issue d’un assemblage de tempranillo et de syrah (PVC 6,99£).

Information source : Rayon Boissons

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