Archive for 29 avril 2014

Vignerons & sites internet

Image2Le projet Raudin (Recherche Aquitaine sur les Usages pour le Développement des DIspositifs Numériques) a réalisé en 2013, une étude sur les sites internet des châteaux, des grandes régions viticoles de Bordeaux. L’information a été collectée en décembre auprès des AOC pour les sites officiels gérés directement par les propriétaires et recensés grâce aux syndicats viticoles et aux requêtes des moteurs de recherche.
Qu’apprend-on ? Que les Châteaux du Haut Médoc sont les plus présents sur la toile, avec 95 % des Châteaux ayant un site internet. A l’opposé les Châteaux des Côtes de Castillon sont les moins présents…

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Délai de paiement

Les délais de paiement entre entreprises sont régis par l’article L441-6 du code de commerce ; cette disposition reprécisée lors de la loi de modernisation de l’économie LME précise :

-un délai de règlement au 30ème jour suivant la date de réception des marchandises,

-un règlement des sommes dues ne pouvant excéder 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture.

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Interview de Bernard Farges

Dans logo Rayons boissons, le regard du président de l’Interprofession bordelaise sur la situation de la filière :

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Les vins en grande distribution (suite)

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1/ Primeurs 2013 : pas de baisse de prix pour les grands crus de Bordeaux [F.G.]

17 Avril 2014

Avec la faible qualité du dernier millésime, les enseignes de GMS attendaient une baisse des prix significative pour relancer un marché à l’arrêt. Ce ne sera pas le cas, les tarifs étant quasiment les mêmes qu’en 2012.

Cette fois-ci, cela ne fait plus aucun doute. Le niveau de la qualité des vins n’influe pas sur le prix des primeurs. Ou alors, seulement quand le millésime est bon et que ça va dans le sens d’une valorisation des crus classés. Le 2013 en est l’illustration parfaite.

Alors que les premiers retours des dégustations des primeurs confirment les craintes sur le niveau qualitatif de la dernière récolte, les châteaux étaient très attendus sur terrain des prix. Les metteurs en marché, à commencer par les enseignes de GMS, tablaient sur une baisse des tarifs autour de – 30 % afin d’envoyer un signal positif aux consommateurs. Ce ne sera pas le cas. Les propriétés affichent sur le 2013 des prix hors taxe déjà équivalents à ceux proposés en magasins sur le 2011 (cf. tableau ci-dessous).

Cette stratégie de la part des châteaux passe très mal du côté des enseignes de GMS. Lesquelles, faut-il le rappeler, constitue le premier débouché des grands crus. « Il s’agit d’un millésime de riches pour les riches », évoque sans détour cet acheteur vins d’une grande enseigne. Traduire que seuls les grands châteaux ont fait bon mais que les bouteilles ne seront pas commercialisables en GMS.

Et pour cause. Au-delà de 30 € la bouteille en magasins, la demande décroche et les distributeurs hésitent de plus en plus à monter en gamme. Ce n’est pas pour rien que les seconds vins de châteaux se multiplient dans les catalogues des foires aux vins. « Sauf que sur le 2013, les seconds sont de très mauvaise qualité et que nous n’allons pas en vendre », prévient un autre distributeur. Info ou intox, la tension monte entre les crus classés et les distributeurs. Reste à savoir qui a le plus à perdre.

2/ Foires aux vins automne 2013

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Les vins en grande distribution 2013

En 2013 et selon les panels Infoscan, les achats de vins en grande distribution ont progressé de 1,1% en volume et de 5,2% en valeur. Beaucoup plus performant que l’ensemble des autres boissons (+4%), le rayon vins a donc généré 198 millions d’€ de chiffre d’affaire et près de 15 millions d’équivalents 75cl en plus !

Ventes du 07/01/2013 au 05/1/2014 :

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Les vins rosés et blancs sont les plus dynamiques (+318% et +64% de sur performance vs la hausse du marché) et compensent l’érosion continue des rouges (-9% vs la hausse du marché).

Il convient de noter que le prix moyen en équivalent 75cl s’établit à 3,08€ contre 2,95€ un an auparavant (+4,4%).

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Le bond des bières est dû à la hausse des taxes.

Infographies : logo Rayons boissons

Pesticides : la « faute inexcusable » d’un employeur viticole reconnue

Image1le 12/04/2014

C’est une victoire pour les opposants aux pesticides. Après sept années de combat judiciaire, Sylvie S. (elle a souhaité que son nom ne soit pas cité), salariée dans un domaine viticole en Gironde et intoxiquée par une pulvérisation de pesticides, a obtenu la reconnaissance de la « faute inexcusable de son employeur ». lire la suite

Réunion

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Challenge de l’Entre-2-Mers

« Pour en avoir souvent parlé entre nous, vous savez que je suis convaincu que l’Entre-deux-Mers a besoin d’unité viticole. Nous en avons besoin pour préserver nos atouts dans le domaine du tourisme œnologique. Les paysages, parties intégrante de notre patrimoine commun, sont intimement liés à l’image du vin, et toute dégradation porte atteinte, par son caractère définitif et irrémédiable, non seulement à la réputation du produit mais également à la dimension touristique des paysages viticoles qui constitue un enjeu d’avenir.
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Revenu viticole 2013

Note de l’Agreste : « Fraîcheur, humidité, orages ont affecté les vignobles et les productions légumières et fruitières cette année. La vendange 2013  est modeste mais supérieure à celle de 2012, historiquement basse. Elle progresse de 8 % pour les vins à indication géographique protégée (IGP) et retrouve son niveau moyen de 2008-2012 pour les vins de champagne. Pour les autres vins d’appellation d’origine protégée (AOP), la récolte en léger repli traduit une situation disparate selon les régions et les parcelles touchées par les intempéries.

La demande est dynamique et les prix resteraient bien orientés sur la campagne avec des charges qui progressent peu. Dans ce contexte, le résultat des exploitations viticoles s’améliorerait nettement en 2013, en hausse de plus de 20 % par rapport au niveau moyen des trois dernières années. » lire la suite

2013, un millésime à jeter ?

La semaine des primeurs s’est achevée sur le constat prévisible et donc sans surprise, d’une désaffection des opérateurs pour le millésime 2013 : 15% de baisse de fréquentation pour les évènements de l’Union des Grands Crus UGC, jusqu’à 50% pour les autres. Pas de Parker, pas de Thunevin, Derenoncourt qui ne « sort » pas le Château Malescasse soulignant les insuffisances d’une année « déficiente… sans potentiel de garde… de qualité moyenne et parfois médiocre ». Le président de l’UGC Olivier Bernard, a beau tempéré «sur les 250 marques de Bordeaux qui se vendent habituellement en primeurs sur un grand millésime, peut-être que cette année il y en a 100 ou 150 qui vont bien se vendre. Et peut-être qu’il va y avoir une centaine qui va avoir un peu plus de difficultés. Mais ces vins, qu’ils soient vendus en primeurs aujourd’hui, ou dans un peu plus d’un an ou deux ans au moment de la livraison, ils seront vendus.», la coupe est pleine, n’en jetez plus ! lire la suite

Il ne faut pas lasser de s’étonner de ces imbroglios autour de la sortie d’un nouveau millésime : entre « année du siècle » et « année zéro », on peut légitimement s’interroger sur la réalité ou du moins la pertinence de cette approche. Tous les vignerons le savent pourtant : une année annoncée de piètre qualité peut donner pour leur vignoble, un joli produit de niveau respectable et même plus. De même et à l’inverse, un grand millésime ne conduit pas automatiquement à ce que tous les vins d’une appellation soient … bons !

Quand Malescasse ne sort pas tout comme lorsque Château Yquem refuse d’estampiller de son prestige les liquoreux de Sauternes en 2012, ne remettent-ils pas en cause tous les vins de leur AOC, voir de Bordeaux ? Ont-ils raison de ce discours de « vérité », ou cachent-ils sous le vocabulaire technique de leurs experts, une déficience interne (vendanges trop tardives, maîtrise incertaine des phases initiales du chai, …) ? « Une marque doit savoir ne pas faire un millésime », « ce n’est pas un millésime trop moyen qui va nous aider, au contraire, il pourrait plutôt nous nuire ».

Pourquoi a-t-créé la notion de millésime ? Ce terme latin (millesimus, millième) a d’abord servi de mesure avant de désigner une datation ou une cotation quantitative; devenu « année de récolte des raisons ayant servi à produire un vin »*, il permet de différencier, de prouver le côté naturel d’un produit toujours différents. Cet avantage essentiel dans la communication et le marketing, ne tourne t-il pas à la confusion pour le consommateur spectateur des primeurs ? Comment accepter que d’une année sur l’autre, un vin soit évaluer au double ou à la moitié de l’année précédente ?

Cette « transparence » extrême qui vire au n’importe quoi, n’a-t-elle pas déjà trop coûté (voir « Bordeaux, la côte d’alerte« ) ? Ne conduit-elle pas dans les « petits » châteaux à des tarifs incompréhensibles ou un « simple » Bordeaux varie de 0,25€ juste pour montrer le millésime ?

Il ne s’agit pas de provoquer stupidement, de se débarrasser non plus d’une mention facultative dans l’étiquetage (voir le « Vinidoc » sur le sujet) mais de se poser les bonnes questions : ainsi quand Wikipédia décrit les primeurs, elle écrit « L’achat de vin en primeur est une sorte de pré achat (une réservation avec paiement total) lorsque le vin n’est pas encore en bouteille (…). Cette méthode est née dans la région de Bordeaux, mais commence à s’appliquer pour tous les grands vins. Si au départ cette méthode permettait surtout un apport financier plus régulier à un producteur et un prix plus attractif à un client pouvant planifier un achat à long terme, cette méthode de vente permet de nos jours de spéculer sur le vin et le transforme en un produit boursier. »

Redéfinir la notion de millésime, replacer dans un contexte moderne les primeurs, voilà un chantier transversal (qui inclut de l’amont à l’aval) intéressant et aux conséquences pas si négligeables.

*définition du Centre National de ressources Textuelles et Lexicales du CNRS