Archive for 9 mars 2014

Vinipro

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Bordeaux, la côte d’alerte

Le 17 décembre dernier dans « Bordeaux et la grande distribution« (à relire en cliquant sur le lien), les chiffres des derniers panels de la la GMS en France montraient l’érosion continue de l’ensemble des AOC Bordeaux dans ce circuit : tombés sous la barre des 30% en volume, leur part de marché s’érodait de 15% en dix ans. Grande perdante, l’appellation Bordeaux rouge perdait 25%. Pourtant malgré ces résultats très mauvais, subsistait l’espoir d’une valorisation qui, sans suivre l’évolution du marché (+4,9% en CA contre +24% et +18,9% en prix moyen contre +26,4%), permettait de maintenir un chiffre d’affaire croissant.

En 2013, ce cycle vient se casser : à force de ses volumes chuter (encore -2,4% en douze mois), Bordeaux devient la seule zone d’AOC française à voir baisser sa valeur : lire la suite

Réponse aux députés girondins

« Les députés girondins au secours de la filière vin et de sa publicité sur internet

Publié par Jean-Pierre Stahle 1er mars 2014 http://blog.france3.fr/cote-chateaux

Cinq députés de Gironde ont demandé à François Hollande une clarification. Ils rejettent d’emblée toute nouvelle restriction de la publicité autour du vin, véritable poumon de notre économie, en perspective du prochain plan cancer 2014-2019.

Les 5 députés de la majorité présidentielle, dont Pascale Got, Florent Boudié, Marie Récalde,Gilles Savary et Philippe Plisson, s’inquiètent et le font savoir avant qu’il ne soit trop tard. Ils viennent de signer un texte en commun où ils rejettent toute nouvelle restriction de la publicité sur le vin, et notamment sur internet.

« Il y a une ligne rouge à ne pas franchir, nous demandons au Président de la République de clarifier ce point, sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre » pour Florent Boudié député de Libourne.

Les députés sont bien déterminés à ce qu’on ne fasse pas d’amalgame entre les alcools forts et spiritueux, pour lesquels il y a un danger réel,  et les vins tranquilles : « qu’on ne viennent pas nous expliquer que les 15 000 cas de décès sont liés au vin. » Les entreprises d’alcools forts et de spiritueux ont dépensé, en 2011,  970 millions d’euros en publicité contre 200 millions pour le vin, il y a une marge.

« C’est une aberration au niveau économique, là où on a besoin de se maintenir, de se développer, de faire face à la concurrence, de rester sur le marché d’internet, et bien aujourd’hui, il serait stupide de se tirer nous-mêmes une balle dans le pied ! » pour Pascale Got députée du Médoc.

Ils dénoncent par ailleurs les phénomènes aujourd’hui très préoccupants chez les jeunes de « binge drinking » et de « Neknomination », avec ces alcoolisations ultra-rapides d’adolescents ou de jeunes majeurs, préconisant une interdiction sur les réseaux sociaux, car des « gamins meurent à cause de ces pratiques ». La publicité du vin sur internet a été acquise en 2008, après un lourd combat législatif. »

Réponse

Mesdames, Messieurs les députés,

Voilà une noble entreprise ; s’attaquer à une potentielle réduction de la publicité pour le vin sur internet qui de fait pourrait signer la fin de tous les sites dédiés, y compris ceux des producteurs. Je tiens cependant et sans pour autant m’opposer à votre initiative, à vous rappeler le silence et l’absence de toute initiative de votre majorité depuis sa prise de fonction, concernant les vrais problèmes de la filière viticole française.

La campagne 2013 calamiteuse aurait pu réveiller vos ardeurs : la France perd depuis 10 ans des parts de marché à l’export faute d’une stratégie nationale claire de reconquête ; elle poursuit une politique de réduction de l’offre (arrachage, baisse des rendements) alors même que la croissance de la consommation et de l’export exigeraient l’inverse ; elle abandonne producteurs et négociants qui pourtant apportent à la balance du commerce extérieur son 2ème poste excédentaire, dans un marécage administratif inefficace et qui absorbe pourtant les subventions les élevées au monde ; elle laisse des territoires se paupériser en silence et un patrimoine foncier sans défense face aux appétits des promoteurs…

Voilà, entre autres quelques sujets bien plus aigus et prioritaires mais aussi plus complexes qu’une simple posture aussi louable soit-elle.

Je suis et reste à la disposition de toutes celles et ceux, quelque soit leur obédience politique, qui souhaitent enfon faire évoluer les choses réellement et positivement.

Fabrice Chaudier le 03 mars 2014

Vin & apéritif

Wine Intelligence publie à l’occasion du salon Vinisud, une enquête très intéressante dont voici la présentation complète : Enquête vin & apéritif.

Cette étude prouve que le vin s’impose comme la boisson préférée des français pour ce moment qui mêle simplicité, convivialité et nourriture : 28% des vins consommés à domicile le sont lors d’un apéritif. Il séduit toutes les générations même si les attentes diffèrent selon l’âge et le sexe.

Opportunité considérable pour recruter les jeunes, l’apéritif accentue une évolution des goûts vers les blancs et rosés, des vins sur le fruit et le sucre.

Il devrait faire évoluer la communication et le marketing sans bouleverser pour autant les codes classiques et traditionnels du vin : pour capter un public nouveau et différent, un moment segmentant et assez éloigné de celui du repas classique, les étiquettes et contre étiquettes, les textes d’accroche, la publicité peuvent intégrer l’apéritif comme cible prioritaire.

Une chance aussi de relancer les liquoreux ou de donner aux blancs secs comme aux formats innovants (bag-in-box, bag-in-tube, …) un souffle nouveau.