Accueil

logo texte« Depuis 2001, je vous transmets savoirs et connaissances opérationnelles en marketing et vente. Pour moi, former c’est libérer toutes les qualités de votre entreprise ; conseiller c’est devenir partenaires pour mener à bien vos projets. Je vous accompagne au quotidien pour réussir. »

Fabrice Chaudier fabricechaudier@aol.com / 06 15 07 26 67

« Le succès n’est pas un but mais une conséquence. » Gustave FLAUBERT

Tire-bouchon

contre l'alcoolChaque fois que l’Anpaa, le gouvernement ou ici l’INCA (Institut National du Cancer) sort une campagne anti alcool, le mode du vin se réveille, s’insurge, pétitionne… et puis plus rien.
Depuis des années, et sans pour autant approuver le délire hygiéniste anti vin de certains, j’affirme qu’il faut que Vin&Société comme tous les organismes interprofessionnels s’associent aux pouvoirs publics, participent aux programmes de santé pour éviter que le vin se retrouve à chaque fois stigmatisé.
Certes le vin pèse encore en majorité dans la consommation d’alcool en France mais il n’est pas un danger direct pour les jeunes par exemple ; on le sait, il peut même être bon pour la santé à dose maîtrisée. Alors pourquoi le vin et pas les autres alcools ? Les alcooliers – à l’exemple de Ricard – ont compris comment échapper aux fourches caudines gouvernementales : ils financent ses campagnes, offrent des kits « capitaine de soirée », interviennent pour faire de la prévention.
Tout comme les acteurs du vin, ils ne veulent voir leurs marques associées au risque, à la maladie ou à la mort.
Cessons donc ces réactions légitimes mais épidermiques, contre productives aux yeux du grand public, des consommateurs comme des médias qui ont vite fait de dénoncer les « pinardiers » irresponsables.
Comme Educ’alcool au Québec, comme les vendeurs de spiritueux, actons la consommation responsable abondamment promue par Vin&Société et par magie, les références au vin disparaîtront des visuels publicitaires anti alcools.

Franprix noé

Après avoir converti les trois quarts de son parc au concept Mandarine, l’enseigne de proximité urbaine du groupe Casino lance un nouveau type de magasin, « privilégiant le bio, l’équitable, mais pas seulement ». Son nom : Franprix Noé.

Lire l’article ici.

Compétitivité

étudie depuis 2001 la compétitivité des plus importants producteurs et opérateurs mondiaux de vins et établit un classement général basé sur 6 groupes de critères. Vous pouvez en lire ici la synthèse et l’analyse.

Où l’on voit que pour la France rien n’a changé, le vrai « french paradox » ne cesse de s’affirmer… pays toujours très compétitif, la France a vu se dégrader un seul des 6 groupes de critères, celui qui porte sur l’aval, le commerce.

L’Espagne fait le plus les frais du retour en force du nouveau monde , la Chine ne fait plus illusion, le Chili plante en masse pour soutenir sa compétitivité et sa croissance à l’export : le Chili (moins de 3% du vignoble mondial) vend autant de vins en volume que la France (12% du vignoble) aux États Unis !

Enfin et surtout, l’Italie reste le leader mondial. 1er pays producteur, 2ème exportateur en volume comme en valeur, elle place le vin au centre de sa culture et de ses stratégies internationales, elle écrase ses concurrents sur les 3 plus gros marchés d’importation.

Série de l’été #2

vendre

Rungis – Vegetable

Pourquoi la mise en marché, la commercialisation, pose aujourd’hui tant de problèmes au monde de la production ? Soulignons trois points clés et non exhaustifs d’explication.

Tout d’abord, une minorité d’agriculteurs a choisi son métier pour la vente : leur histoire, leur culture et surtout leur formation viennent de l’amont. Aucune contrainte ne leur est faite à l’installation pour « savoir vendre ». Cette situation ne semble pas changer avec les générations nouvelles. Il faut en déduire que manquent chez les chefs d’entreprises de ces filières, des méthodologies, des outils et que, de cette absence de connaissances, naît une peur du marché, de ses opérateurs.

En premier lieu, la distribution est assimilée aux hypers et supermarchés qui sont vus comme de « grands méchants » qui étouffent et empêchent les marges. Comment bien se positionner alors même que le premier lieu actuel d’achat des consommateurs est à ce point ignoré voir diabolisé ?

Ensuite, une myriade d’intermédiaires s’est glissée entre producteurs et consommateurs : rien d’anormal lorsqu’ils apportent des services aux deux bouts de la chaîne du marché (transformation, commerce, marketing, etc.). Mais depuis des années et pour de (trop) nombreux produits, ils se sont transformés en rentiers de situation, se contentant d’absorber des marges sans apporter la prestation en contrepartie. Ils ont masqué le marché pour effacer cette situation. On entend encore par exemple, cette absurdité « le producteur produit, le négociant vend » qui démontre à quel point l’agriculteur s’est dé-saisi de sa responsabilité de commercialisation.

Enfin, malgré l’essor des coopératives, le monde agricole n’aime pas s’adapter. il innove, il investit mais il n’est pas organisé pour anticiper : structuré pourtant par des organismes publics d’études et de prospectives, il reste souvent sourd à leur conclusion, à leur recommandation.

Ainsi depuis des années, l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin souligne-t-elle un état de sous production mondiale sans qu’aucune conséquence ne soit tirer de cet état de fait.

Le déni l’emporte souvent, tant il est plus facile de subir une situation connue que d’en inventer une nouvelle, potentiellement meilleure.

Cavistes

Un peu en retard chez les cavistes mais leader dans six régions, Bordeaux lance une campagne dans 800 points de vente : lire ici.

« Chez les cavistes, l’origine Bordeaux est leader dans six régions, soit l’Aquitaine-Auvergnes-Charentes, le Centre, la Bretagne, la Normandie, l’Ile-de-France et les Hauts de France. Dans les autres régions, l’origine est seconde, voire troisième. En Aquitaine, les cavistes proposent en moyenne 82 références bordelaises. Ce chiffre tombe à 37 dans la région Rhône-Alpes, où les vins de Bordeaux sont les moins bien représentés de tout l’Hexagone. »

Vendez !

consacre dans son numéro d’été, un long article à ma formation sur la technique de vente : merci à Clara de Nadaillac pour s’être déplacée jusqu’à Bordeaux pour cette occasion, à Romain Rivière pour son témoignages, à tous les participants qui ont fait vivre ce moment et à Anne Bicaye au Château Lapelletrie qui nous a si bien accueilli.

A découvrir ci dessous et à télécharger ici.

Vendez

Tourisme & vin

On se demande souvent si le concept oenotouristique n’est pas une sorte de serpent de mer inclassable et inquantifiable. Sur le site Wine News (lire ici), nous confirme qu’il en est rien : avec 5,2 milliars d’€ de recettes et 10 millions de touristes impliqués en 2016, le monde viticole peut s’enorgueillir d’être un des secteurs les plus porteurs de ce marché. Répartis très équitablement entre les régions (18% pour Bordeaux, 17,2% pour laa Champagne, 16,9% pour l’Alsace, 16,2% pour la Bourgogne, 13% pour la Loire, 11,5% pour le Rhône et la Provence), ses revenus sont portés par les étranges (surtout belges et britanniques qui en pèsent quaisment la moitié).

Si de nombreux projets structurants comme la Cité du Vin à Bordeaux lui amèneront de forts relais de croissance, ce tourisme est avant tout une vitrine d’image qui impacte peu la vente de bouteilles.

N°1

logo Barefoot wineConnaissez-vous Barefoot ? Il ne s’agit pas du ski nautique pieds nus ou de la nouvelle pratique de marche à pieds-nus urbaine mais bien de la première (autoproclamée) marque de vins mondiale : développée depuis 2005 par la famille Gallo qui l’avait racheté à des surfeurs (!) et vieille de plus de 50 ans, la voici qui débarque en France grâce à un partenariat avec Grands Chais. Vous pouvez découvrir ici sa gamme (rouge, rosé, blanc sec, sweet rouge et effervescents) au total 15 vins de cépages californiens.

Comme la plupart des marques internationales, elle réalise ses 240 millions de cols (sur 60 pays) au travers d’une myriade de produits différents adaptés à chaque marché ; il faut lire leur argumentaire (« selon nous, le vin siroté en t-shirt est meilleur qu’en smoking ») pour comprendre la force d’un marketing moderne et sans aucun complexe. Le tout à 6,5€, excusez du peu ! Une réussite ?

Un bon argumentaire

comment bien vendre par l'étiquette

 

Voici un modèle d’étiquette (de bière) tournée entièrement vers son consommateur (à qui elle s’adresse), le moment idéal pour boire, sans négliger (de façon très habile dans le texte, très visuelle par pictogrammes) les caractéristiques techniques. Pas besoin d’être un spécialiste pour tout comprendre, avoir envie (ou non) de l’acheter.

Le Nouveau Monde aussi…

…créé de nouvelles appellations d’origine : ainsi en Afrique du Sud (lire l’article ici), une WO (wine of origin) est née à et portant le nom de Cape Town. Une occasion de (re)découvrir le système de classification de ce pays producteur ici. Un pied de nez aussi à tous les militants des vins industriels qui copieraient ceux venus du Nouveau Monde.