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logo texte« Depuis 2001, je vous transmets savoirs et connaissances opérationnelles en marketing et vente. Pour moi, former c’est libérer toutes les qualités de votre entreprise ; conseiller c’est devenir partenaires pour mener à bien vos projets. Je vous accompagne au quotidien pour réussir. »

Fabrice Chaudier fabricechaudier@aol.com / 06 15 07 26 67

« Le succès n’est pas un but mais une conséquence. » Gustave FLAUBERT

Guerres des salons (suite)

Et Millésime Bio emporte la mise face à Vinisud :

« Après le succès du Salon Millésime Bio 2017 avec un visitorat de 4 850 personnes et une hausse de 20% du visitorat étranger, Philippe Saurel, Président de Montpellier Events, a souhaité que soit trouvée une solution afin de pouvoir accueillir à nouveau dès 2018, les deux évènements majeurs que représentent Millésime Bio et Vinisud pour le parc des expositions de Montpellier, pour son territoire et pour la filière dans la région.

Pour ce faire, un accord a été signé entre Montpellier Events et Sudvinbio. Celui-ci garantit à Sudvinbio l’exclusivité des dates pour Millésime Bio, sans salon des vins concurrent de nature professionnelle ou grand public sur la période du salon (3 jours) et sur les périodes de montage (5 jours) et démontage (2 jours), en contrepartie Sudvinbio s’engage à maintenir Millésime Bio sur le parc des expositions de Montpellier pour un minimum de 5 ans soit de 2018 à 2022.

Cet accord permet de garantir l’autonomie de gestion de l’évènement et de préserver son identité et son organisation si spécifiques.

Millésime Bio est depuis 25 ans l’un des acteurs et des moteurs de la croissance de la filière viticole biologique. Sudvinbio tient à poursuivre son action et garde à coeur l’accompagnement du développement économique et les intérêts des producteurs qui nous font confiance, en Occitanie en France et à l’étranger. »

Lire mon-viti.com ici.

Hommage et bilan

Xavier Beulin, charismatique et très puissant patron de la FNSEA est décédé le 19 février dernier. Journalistes, politiques de tous les bords, responsables agricoles, tous ont salué la mémoire de l’homme, dans une unanimité aussi bruyante et rare que gênante.

La mort d’un homme et c’est la moindre des choses doit permettre de le saluer, de s’attrister d’une disparition surtout aussi prématurée comme de présenter avec sincérité ses condoléances à sa famille.

Pourtant, au delà de l’hommage, ce qui frappe ici, c’est l’absence totale de différenciation entre la personne, respectée par ce que respectable et son bilan public. J’avais ici (en 2015 fnsea-aux-multiples-casquettes et 2016 xavier-beulin) souligné les ambiguités de sa position, de ses idées et de sa ligne politique. Ultra productiviste, déniant tout intérêt aux petites exploitations, aux circuits courts ou à l’écologie, il militait pour une massification industrielle en phase avec ses responsabilités patronales.

Permettez moi donc de ne pas comprendre que tout en soulignant la cruauté d’un deuil aussi brutal, il ne soit jamais fait mention d’une stratégie pour le moins contestable. Peut-être est-ce la manifestation de la toute puissance de la FNSEA et du manque d’imagination au pouvoir partout… chapeau bas M. Beulin.

Petite idée à l’export…

… plutôt que de se gargariser que de la Chine, si nous nous tournions vers un « petit » pays, les Etats Unis !

Les importations augmentent boostées par une consommation croissante et une production intérieure en repli !

Des profils de vins recherchés ne s’inscrivent pas en opposition avec ceux des vins français mais ouvrent une palette plus large (sucrés, boisés, tanniques).

Le besoin d’explication, de présence terrain et de moyens à déployer est toujours plus fort.

Alors, certes, cela est bien moins facile, exotique, voire glamour que la Chine mais quel potentiel !

L’export, la Chine cache la forêt…

La presse s’enflamme sur les résultats export 2016 de la France et de Bordeaux … en Chine (lire ici l’article du Figaro par exemple). En rebond de 13%, ils masquent une réalité globale beaucoup plus terne : les exportations françaises continuent leur chute en volume.

De 165 millions de caisses en 2007 à 136 l’an passé, la baisse frôle les 20% en 8 campagnes, le tout dans un contexte international porteur (progression du marché, taux de change euro/dollar favorable).

Cette situation est d’autant plus préoccupante, qu’elle impacte maintenant le chiffre d’affaire (valeur) dégagée ; sur la même, période et malgré une forte hausse des prix moyens, il n’a cru que de 3,3%.

Alors satisfécit ou prise de conscience sans cesse repoussée ? D’autant que le mirage chinoius risque d’avoir ses limlites après les accors douainiers conclus par la Chili et l’Australie qui permettent une importation détaxée de leurs vins.

 

Vinisud 2017

Un peu de triomphalisme transparait dans les communiqués de presse qui dressent le bilan de cette nouvelle édition du salon : si le pari de passer à un rythme annuel a plutôt été gagné, le tableau est à nuancer.

Au niveau des chiffres tout d’abord : 20 775 visiteurs sont annoncés (dont 6 673 internationaux venus de 70 pays) contre 31 867 et 9 784 en 2016 soit une chute de 32% à 35% ; côté exposants la baisse est de 10% (922 présents).

D’autre part, la concurrence de dates avec Millésime bio a déplu aux acheteurs et nuit à la qualité des relations.

Il faut cependant reconnaître que Vinisud s’impose comme une des rares manifestations opérationnelles où se négocie de véritables affaires ; bien préparé, un exposant peut rencontrer une quarantaine de clients ciblés en 3 jours. L’impact du Palais Méditerranéen où sont présentés des vins à la dégustation, est aussi significatif : 5 à 6% des professionnels se rendent sur les stands par ce biais.

Vinexpo sera-t-il relevé le défi ?

Les tendances de consommation

NellyRodi (site ici) associé au salon Vinovision, décrypte les nouvelles tendances de consommation : l’angle intéressant vient de cette agence de prospective spécialisée plutôt dans la mode, l’art de vivre et de la beauté. Du coup, elle dégage 6 nouveaux moments de consommation : le brunch (moment hybride), l’apéritif (moment smart), le déjeuner (moment ouvert), la célébration (moment story-living), le dîner (moment exploratoire) et la soirée (moment funtaisie).

De quoi réfléchir à une communication tournée une mise en situation de la consommation, un choix de sa cible de consommateurs (pour la séduire tout en écartant certaines autres) et répondre aux questions qui se posent (comment, avec qui, avec quoi, quand boire un vin).

Lire aussi les articles de Rayon Boissons (ici) et Vitisphère (ici).

La guerre des sans IG et des IGP

Sur les linéaires des supermarchés Franprix (filiale du groupe Casino), les producteurs de Pays d’Oc IGP révèlent les premiers cas de vins vendus sous dénomination d’origine frauduleuse. Lire ici.

Petit argumentaire pour utopiste…

… à l’usage de tous ceux qui se font « traiter » d’utopiste.

-assumez ! L’utopie est une perspective qui dessine un objectif et un chemin. Vous voulez changer une situation que tout le monde s’accorde à trouver insatisfaisante sans vouloir la corriger.

-ne vous opposez pas ! Laissez le pragmatique dérouler ses (petits) freins, ses calculs, ses règles qu’il pense incontournable. Ne lui en voulez pas, il se contente gérer le monde tel qu’il va ; vous, vous cherchez un paradigme nouveau, un autre façon de le voir, une représentation et un modèle cohérents totalement neufs.

-revenez au réel ! Tracez la route en vous appuyant sur des faits, des chiffres qui déconstruisent les dénis du réel.

L’utopie redonne de l’espoir, seul apte à ouvrir ce qui paraît aujourd’hui impossible. Osez le dire !

 

Rien ne marche mais ne changeons rien

C’est une réunion comme il s’en tient parfois, une grande enseigne et ses fournisseurs de la filière viticole discutent du contexte avant de déguster et de sélectionner de nouveaux produits… dans la présentation des chiffres, l’accent est porté sur Bordeaux, toujours leader du rayon : la baisse spectaculaire des ventes (près de -50% en 15 ans !) est décortiquée. Une explication est même avancée : trop peu présente du créneau qui se développe (les vins commercialisés entre 4 et 8€ aux consommateurs), l’appellation se coupe de relai de croissance, pâtit d’une image dévalorisée et n’investit plus dans le suivi… les échanges sont factuels, intéressants et argumentés… pourtant au final, les acheteurs se contentent de vins à moins de 3€ en PVC et les vendeurs d’habituels appels d’offre ponctuels (faire aux vins, coups promotionnels) de gros volumes en 1ers prix !

Cette passivité  frappe tant elle est symptomatique de l’époque : nous disposons de données, d’analyse fine, de bilans et nous en tenons si peu compte pour évoluer, changer, imaginer… dans ce cas, les metteurs en marchés (négociants et producteurs bordelais) sont responsables de ne pas oser mettre en adéquation le constat dressé par l’enseigne, les besoins qui en découlent et leurs propositions. Par peur de froisser leur client, ses habitudes, rien ne va changer alors même que rien ne va !

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Retrouvez toutes les vidéos de cette matinée ici.