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logo texte« Depuis 2001, je vous transmets savoirs et connaissances opérationnelles en marketing et vente. Pour moi, former c’est libérer toutes les qualités de votre entreprise ; conseiller c’est devenir partenaires pour mener à bien vos projets. Je vous accompagne au quotidien pour réussir. »

Fabrice Chaudier fabricechaudier@aol.com / 06 15 07 26 67

« Le succès n’est pas un but mais une conséquence. » Gustave FLAUBERT

Bordeaux, grand perdant de la guerre des salons ?

La presse bruisse (lire ici l’article des Echos), la guerre des salons se rallume. L’affaire qui l’embrase à nouveau : Vinexpo s’installe à Paris… les années paires, laissant à son édition bordelaise, les années impaires. Étrange décision que de doubler le salon, entend-on, alors même que le constat qui la fonde réside dans la sur multiplication des évènements professionnels, à une concurrence exacerbée. Étrange encore quand l’autre justification de cette évolution tient dans une date inadéquate (le mois de mai) qui au final ne changera pas… à Bordeaux ! Vinexpo Paris lui, se tiendra en janvier dans un choc frontal avec Prowein et Vinisud (devenu lui aussi annuel).

Étrange enfin de voir la fréquentation de Vinexpo Bordeaux s’effondrer (-15% en 2017) sans que soient attaquées les causes de la chute : accessibilité insuffisante, accueil à revoir, date inadaptée, coût et recul du business.

Vinisud lui, fort de son rachat par Comexposium (filiale de la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris – Île-de-France et du fonds Charterhouse), fusionne avec Vinovision Paris pour offrir 8 jours de rencontres pros à Paris (salon 12 au 14 février et rencontres d’affaires du 14 au 17 février) et Montpellier (salon du 18 au 20 février) !

Enfin Prowein qui a « écrasé » Vinexpo en 2017 (60 000 visiteurs et 6 400 exposants contre 40 000 et 2 300 !) attaque la Chine pour contrer le développement international de son concurrent (présent en Chine, au Japon et aux Etats Unis).

N’en jetez plus, la coupe est pleine. Mais gageons que Bordeaux aura du mal à faire face à un tel déferlement et à conserver son salon.

Glyphosate

Excellent article qui montre comment se passer de glyphosate et son coût (0,5 à 0,7€ par bouteille) significatif mais qui ne change pas un positionnement :

Des vignerons bordelais tentent de chasser le glyphosate de leurs vignes

L’Australie à la relance

L’Australie poursuit son redressement à l’export en volume, comme en valeur ; à noter que 80% des ses expéditions vers le Royaume Uni et l’Allemagne qui en pèsent le 1/3, se font en « bulk container » donc en énorme poche de vrac !

Lire

Australia exports continue to grow

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Un monde sans vin ?

Il suffit de voir la newsletter de l’OIV (Organisation Internationale de la vigne et du vin) pour comprendre la préoccupation mondiale face à une énième petite récolte : Une sous production chronique qui inquiète :

 

Trois générations

vins&ventesSi l’on résumait trois générations de vignerons, on pourrait dessiner la vie et les enjeux de l’agriculture moderne. Cette modernité  plurivoque existe parce qu’elle se produit à l’époque actuelle et qu’elle s’oppose à un passé que la notion de progrès nous avait fait croire arriéré.

Le grand-père et la grand-mère se sont appuyés sur ce mouvement de l’histoire des après-guerres mondiales et ont su développer leur vignoble : techniques, matériels, pratiques ont concouru à la maîtrise de la production et à une hausse du niveau qualitatif sans précédent.

Le fils et son épouse ont vu surgir des crises sociales, économiques ou agricoles souvent prévisibles mais toujours surprenantes. Ils ont dû pour faire face, vendre une production que jusqu’alors on venait lui acheter : ils ont tout expérimenté et découvert ; de la naissance de la grande distribution à celle d’Internet, ils sont passés d’un modèle de vrac à la bouteille ; il se sont lancés dans la vente directe aux particuliers.

Épuisés et heureux, ils voient pourtant la vitesse des choses et du monde les dépasser. Leurs enfants peuvent aujourd’hui élargir leur métier sans en perdre les valeurs ou en oublier la culture : s’ils acceptent de se confronter à une fonction entrepreneuriale trop souvent caricaturée et dénigrée, ils apporteront maîtrise de la distribution de leurs vins et création de valeur.

Chacun peut s’évaluer à l’aune de ces trois étapes ici inscrites dans le temps (long) ; même si l’on a pris du retard, les défis successifs sont à relever : technique, vignoble et qualité, commerce, distribution et valorisation.

Tire-bouchon

contre l'alcoolChaque fois que l’Anpaa, le gouvernement ou ici l’INCA (Institut National du Cancer) sort une campagne anti alcool, le mode du vin se réveille, s’insurge, pétitionne… et puis plus rien.
Depuis des années, et sans pour autant approuver le délire hygiéniste anti vin de certains, j’affirme qu’il faut que Vin&Société comme tous les organismes interprofessionnels s’associent aux pouvoirs publics, participent aux programmes de santé pour éviter que le vin se retrouve à chaque fois stigmatisé.
Certes le vin pèse encore en majorité dans la consommation d’alcool en France mais il n’est pas un danger direct pour les jeunes par exemple ; on le sait, il peut même être bon pour la santé à dose maîtrisée. Alors pourquoi le vin et pas les autres alcools ? Les alcooliers – à l’exemple de Ricard – ont compris comment échapper aux fourches caudines gouvernementales : ils financent ses campagnes, offrent des kits « capitaine de soirée », interviennent pour faire de la prévention.
Tout comme les acteurs du vin, ils ne veulent voir leurs marques associées au risque, à la maladie ou à la mort.
Cessons donc ces réactions légitimes mais épidermiques, contre productives aux yeux du grand public, des consommateurs comme des médias qui ont vite fait de dénoncer les « pinardiers » irresponsables.
Comme Educ’alcool au Québec, comme les vendeurs de spiritueux, actons la consommation responsable abondamment promue par Vin&Société et par magie, les références au vin disparaîtront des visuels publicitaires anti alcools.

Franprix noé

Après avoir converti les trois quarts de son parc au concept Mandarine, l’enseigne de proximité urbaine du groupe Casino lance un nouveau type de magasin, « privilégiant le bio, l’équitable, mais pas seulement ». Son nom : Franprix Noé.

Lire l’article ici.

Compétitivité

étudie depuis 2001 la compétitivité des plus importants producteurs et opérateurs mondiaux de vins et établit un classement général basé sur 6 groupes de critères. Vous pouvez en lire ici la synthèse et l’analyse.

Où l’on voit que pour la France rien n’a changé, le vrai « french paradox » ne cesse de s’affirmer… pays toujours très compétitif, la France a vu se dégrader un seul des 6 groupes de critères, celui qui porte sur l’aval, le commerce.

L’Espagne fait le plus les frais du retour en force du nouveau monde , la Chine ne fait plus illusion, le Chili plante en masse pour soutenir sa compétitivité et sa croissance à l’export : le Chili (moins de 3% du vignoble mondial) vend autant de vins en volume que la France (12% du vignoble) aux États Unis !

Enfin et surtout, l’Italie reste le leader mondial. 1er pays producteur, 2ème exportateur en volume comme en valeur, elle place le vin au centre de sa culture et de ses stratégies internationales, elle écrase ses concurrents sur les 3 plus gros marchés d’importation.

Série de l’été #2

vendre

Rungis – Vegetable

Pourquoi la mise en marché, la commercialisation, pose aujourd’hui tant de problèmes au monde de la production ? Soulignons trois points clés et non exhaustifs d’explication.

Tout d’abord, une minorité d’agriculteurs a choisi son métier pour la vente : leur histoire, leur culture et surtout leur formation viennent de l’amont. Aucune contrainte ne leur est faite à l’installation pour « savoir vendre ». Cette situation ne semble pas changer avec les générations nouvelles. Il faut en déduire que manquent chez les chefs d’entreprises de ces filières, des méthodologies, des outils et que, de cette absence de connaissances, naît une peur du marché, de ses opérateurs.

En premier lieu, la distribution est assimilée aux hypers et supermarchés qui sont vus comme de « grands méchants » qui étouffent et empêchent les marges. Comment bien se positionner alors même que le premier lieu actuel d’achat des consommateurs est à ce point ignoré voir diabolisé ?

Ensuite, une myriade d’intermédiaires s’est glissée entre producteurs et consommateurs : rien d’anormal lorsqu’ils apportent des services aux deux bouts de la chaîne du marché (transformation, commerce, marketing, etc.). Mais depuis des années et pour de (trop) nombreux produits, ils se sont transformés en rentiers de situation, se contentant d’absorber des marges sans apporter la prestation en contrepartie. Ils ont masqué le marché pour effacer cette situation. On entend encore par exemple, cette absurdité « le producteur produit, le négociant vend » qui démontre à quel point l’agriculteur s’est dé-saisi de sa responsabilité de commercialisation.

Enfin, malgré l’essor des coopératives, le monde agricole n’aime pas s’adapter. il innove, il investit mais il n’est pas organisé pour anticiper : structuré pourtant par des organismes publics d’études et de prospectives, il reste souvent sourd à leur conclusion, à leur recommandation.

Ainsi depuis des années, l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin souligne-t-elle un état de sous production mondiale sans qu’aucune conséquence ne soit tirer de cet état de fait.

Le déni l’emporte souvent, tant il est plus facile de subir une situation connue que d’en inventer une nouvelle, potentiellement meilleure.

Cavistes

Un peu en retard chez les cavistes mais leader dans six régions, Bordeaux lance une campagne dans 800 points de vente : lire ici.

« Chez les cavistes, l’origine Bordeaux est leader dans six régions, soit l’Aquitaine-Auvergnes-Charentes, le Centre, la Bretagne, la Normandie, l’Ile-de-France et les Hauts de France. Dans les autres régions, l’origine est seconde, voire troisième. En Aquitaine, les cavistes proposent en moyenne 82 références bordelaises. Ce chiffre tombe à 37 dans la région Rhône-Alpes, où les vins de Bordeaux sont les moins bien représentés de tout l’Hexagone. »