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logo texte« Depuis 2001, je vous transmets savoirs et connaissances opérationnelles en marketing et vente. Pour moi, former c’est libérer toutes les qualités de votre entreprise ; conseiller c’est devenir partenaires pour mener à bien vos projets. Je vous accompagne au quotidien pour réussir. »

Fabrice Chaudier fabricechaudier@aol.com / 06 15 07 26 67

« Le succès n’est pas un but mais une conséquence. » Gustave FLAUBERT

Foires aux vins Leclerc

logo Rayons boissonsnous offre les catalogues de toutes les SCA régionales Leclerc : à découvrir en détails ici.

Faire face à la crise agricole

Image 1donne ici une piste pour se sortir des prix non rémunérateurs dans la filière lait et céréales ; vous avez dit bio ?

Bernard Magrez donne la leçon

Bernard-MagrezDans un court entretien à Rayon Boissons (numéro de septembre lien ici), Bernard Magrez dévoile sa nouvelle stratégie et explique les raisons de sa totale réorientation.
Lors de Vinexpo 2014, il avait surpris en annonçant la vente de tous ses châteaux bordelais à l’exception de ses grands crus.

Flou à l’époque sur ses motivations et très discret depuis, il en donne aujourd’hui les clés :
-ne plus entrer en concurrence avec les négociants de la place qui vendent ses grands crus. Difficile à la fois de ne pas comprendre cette attitude et de ne pas s’en étonner : le trublion toujours en avance sur son temps et surtout sur ses contemporains bordelais, se plierait-il à leurs règles les plus conservatrices ; il aurait pu commercialiser ses grands cris sans leur intermédiaire.
-les précisons données plus loin, éclairent cette contradiction : Bernard Magrez regrette l’affaiblissement des crus classés, vendu trop cher et par ce choix dangereux alimentant le « Bordeaux bashing ». « À force de vendre trop cher et de ne pas respecter le marché, ce dernier nous le renvoie avec force ».
L’explosion injustifiée des prix – les primeurs 2016 en sont la parfaite illustration (relire les articles « ça monte toujours » et ici) – bloque les ventes qu’il évalue à moins de 25% de la production.
-cette dérive entraîne tous les vins de Bordeaux, en premiers les « petits », cœurs de gamme qualitatifs et accessibles qui demandent un investissement marketing-vente fort et ne peuvent déployer un modèle rentable tant l’image commerciale globale de Bordeaux est détériorée.
-enfin, il reporte vers le sud-ouest, le Languedoc-Roussillon, la Provence et le Rhône, ce potentiel de valorisation.
Impeccable et implacable leçon de stratégie qui pourrait au moins amener à des remises en question.
Pour les vignerons, c’est à la fois une alarme sur le risque de laisser perdurer une politique qui les dépasse mais les impacte, et une voie à suivre, celle de la valeur obtenue par la distribution.
En espérant que le retrait de Bernard Magrez de Bordeaux ne signifie pas qu’il est déjà trop tard.

Le Bib explose

gal_203165909_nLe Bag in box s’éclate dans les rayons de la grande distribution française : affichant dans un contexte atone (-1,2% pour le total), une croissance toujours forte (près de +4%) de leurs sorties, les BIB s’approchent de la barre des 40% des volumes. Tirés par les rosés, ils sont surtout et c’est la nouveauté, en phase de valorisation : les petits formats (3 litres et moins, poches plastiques), les AOC et IGP sont les plus dynamiques dans un segment jusque-là dominé par les vins de cépages et les sans IG.

Les prix des AOC ont ainsi augmenté de 3,5% sur la dernière période, pour s’établir à 3,77€ le litre. Les vins de Loire, du sud-ouest (Aquitaine) et dans une moindre mesure du Rhône profitent de cet engouement.

1Avec près du quart des ventes volumes des AOC, Bordeaux dépassé depuis 2007 par la vallée du Rhône, ne surfe plus sur la vague : -3,3% en volume et -1% en valeur sur les 12 derniers mois.

La performance globale des BIB est d’autant plus impressionnante qu’à peine 10% des linéaires vins sont consacrés à ce format ; une problématique dont certaines enseignes commencent à tenir compte en développant la part du BIB.

Tous les chiffres : panel IRI Infoscan

Faire face à l’échec

couverture-pepin-hdLe philosophe et écrivain Charles Pépin sort un livre formidable sur l’apprentissage par l’échec ; truffé d’exemples et de références éclairantes, « les vertus de l’échec » viennent casser la pression sociale et personne qui nous oblige à réussir.

Dans la culture anglo-saxonne comme dans de nombreuses méthodes d’éducation, l’acceptation de l’échec est intégrée : elle permet même de sélectionner des candidats au profil équivalent ; comment celui qui n’a jamais eu à l’affronter pourra-t-il réagir face à d’inévitables difficultés ? Comment un dirigeant, un politique ou un citoyen peut-il réussir sans avoir au moins une fois sur apprendre de ses erreurs et les surmonter ?

Dans la vente, l’échec fait partie intégrante du processus commercial.
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Vin & innovation

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www.innovin.fr

Culture vs politique (suite)

Commentaire de Nathalie Feydieu, viticultrice à Blaye (33) :

« images
Le fait est qu’en réduisant (volontairement ou non d’ailleurs…) les volumes produits, certains marchés ont échappé aux acteurs de la filière bordelaise et nous semblons avoir beaucoup de peine à les « récupérer » !!
Il faut certes produire plus pour vendre plus (tiens, on a déjà entendu une formule similaire…) mais que dire de l’exemple de la filière laitière…qui se noie dans ses millions de litres de lait, dont personne ne veut à un prix décent ??? »

Tout d’abord lait et vin ne peuvent se comparer que de façon très partielle : une grande partie de la production de lait est transformée ; il s’agit donc d’une matière première soumise aux aléas offre / demande auxquels échappe justement le vin, produit de culture substituable.

Cependant, l’exemple reste intéressant. lire la suite

Débat

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Culture vs politique

ob_07fe5c_11108526-849166065155262-5548316550453Il convient de se référer à l’histoire pour redéfinir une culture d’entreprise. Je dis souvent que personne n’a obligé MM. Renault et Ferrari à prendre des chemins différents, des positionnements diamétralement différents alors même qu’ils abordaient le même marché de l’automobile : des décennies plus tard, ce choix originel conduit toujours les groupes qu’ils ont fait naître.

En entrant chez les vignerons, on se rend vite compte que ce passé familial souvent, fonde leur identité et qu’ils peuvent y trouver les bases de leur stratégie d’aujourd’hui.

Il en va de même pour une marque ou même d’institution. Cette évidence pourtant est sans cesse ignorée ou remise en cause, par ignorance de cette histoire commerciale, par déni ou par aveuglement, qui le sait avec certitude. On peut se gargariser avec des valeurs, encore faut-il s’assurer que l’on parle des bonnes, de celles voulues ou subies, héritées et que l’on a fait évoluer au fil des ans. Car l’histoire n’est pas un roman, pas plus qu’elle n’est figée ou finie ; elle constitue un mouvement permanent qui peut sublimer le passé ou nous emporter faute de connaissance de ce qui nous a créé.

Si l’on regarde l’histoire des vins de Bordeaux, on est en droit de se livrer à un examen critique, peut-être partial : le flou règne sur ce que sont ces produits de terroir nimbés de millénaires d’existence. Pour moi, depuis les moines défrichant l’Entre-2-Mers pour planter de la vigne, Bordeaux unit deux valeurs contradictoires qu’elle assemble pourtant comme ses cépages : la masse et la valeur. La région donne naissance à des vins de qualité mais produits dans de grandes quantités.

Les chiffres comme les faits donnent le vertige, quelques soient les époques.

Au Moyen Âge donc, le vin fut source de sécurité (en déboisant, on réduisait les refuges pour les brigands), de revenus complémentaires et déjà milliers de tonneaux de jus à vendre. L’extension du port permis des exportations précoces et là aussi considérables …

Aujourd’hui pourtant, tout semble concourir à tourner le dos à ces valeurs ; la politique actuelle veut réduire la masse, espérant ainsi valoriser. Malgré l’échec de cette posture constaté depuis plus de 15 ans, cette régulation de l’offre pour peser sur la demande (ah l’inadéquation de ces termes pour le marché actuel) s’est substituée à la culture de la qualité massifiée.

Il faut le redire : en 2000, Bordeaux sur 120 000ha se donnait un potentiel de 7,5 millions d’hl ; elle en vendait 5,5. Pour équilibrer production et commercialisation, sa surface a été réduite de près de 10%, ses rendements drastiquement contrôlés, son potentiel ramené aux 5,5 millions d’hl espérés. Avec comme résultat, une chute à peine enrayé des cours, un revenu agricole fragilisé- des zones entières n’en disposant plus et des débouchés réduit à 4,9 millions d’hl (-10%)… cercle vicieux !

Faisons un pari : si l’on revenait à ce fondement, si l’on maintenait une exigence qualitative en ré acceptant de produire en masse pour reconquérir les parts perdus en France comme à l’export, alors le cercle vertueux se remettrait en place. Et Bordeaux imité partout en France, donnerait un bel exemple à toutes les filières.

Bordeaux a-t-il besoin d’une « boussole » ?

 

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Si l’on en croit Les Echos, Bordeaux aurait perdu sa boussole (lire l’article ici) depuis la « disparition » de Robert Parker. Malgré la multiplicité des (bons) dégustateurs et prescripteurs qui gravitent autour des grands vins, personne n’a semble-t-il l’influence du tout puissant ex-gourou. Chance ou malédiction ? Le quotidien économique ne trance pas, se posant LA bonne question « Et si, finalement, la fin de l’époque Parker était une bonne nouvelle pour le consommateur ? ».

Sauf que, malgré tout, la spéculation reste majeure accentuant la déconnexion des vins les plus prestigieux du marché. Loin de tout cela, les « vrais » vins, l’immense majorité de la production bordelaise cherche sa place et sa rentabilité dans la concurrence mondiale.

Quant au goût Parker, il paraît très positif qu’il ne s’impose plus comme la seule norme, la seule « boussole », permettant aux différences de terroirs de s’épanouir en toute liberté.